Baba MAHAMAT

Centrafrique : l’internationalisation de l’aide, une bonne nouvelle pour les centrafricains

Près d’un mois après la réunion sur la crise centrafricaine qui a eu lieu en marge de la 68e assemblée générale des Nations-Unies, des progrès ont été remarquées dans la résolution du conflit centrafricain. Ce dernier qui a longtemps été ignoré a fait son apparition sur l’agenda international grâce notamment au plaidoyer de la France qui a décidé finalement de réagir.

Laurent Fabius et la chef de la diplomatie centrafricaine à Bangui, le 13 octobre 2013(crédit:https://www.acap-cf.info)
Laurent Fabius et la chef de la diplomatie centrafricaine à Bangui, le 13 octobre 2013(crédit:https://www.acap-cf.info)

Le 26 septembre dernier lors d’une réunion co-présidée par la France et l’Union européenne, un pas important a été fait en lançant un appel à contribution à l’encontre de la communauté internationale afin d’aider à l’éradication du mal centrafricain. Quelques jours avant, à l’occasion des travaux de l’assemblée générale, certains présidents à l’instar du français François Hollande, du tchadien Idriss Deby et du Gabonais Ali Bongo sans oublier le plaidoyer du chef du gouvernement centrafricain de transition Nicolas Tiangay ont essayé de peindre une situation peu reluisante que vivent les centrafricains depuis plus de 6 mois au monde. Tous ces discours n’ont pas accouché d’une souris, la preuve, une résolution sous initiative française a été finalement adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité sur le renforcement du mandat du Binuca (Bureau intégré des Nations-Unies en Centrafrique) et le soutien au déploiement rapide de la force africaine Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique).

La visite du ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius du 13 octobre dernier n’a été qu’une étape de plus dans la résolution de cette crise endémique que vit ce pays au centre du continent africain. Plus d’une qu’une visite de courtoisie pour remonter le moral des troupes françaises présentes à Bangui et visiter un centre hospitalier de Bangui, ce déplacement a permis au chef de la diplomatie français d’échanger avec les principaux responsables de la transition dont le président de la Transition Michel Djotodia, le premier ministre Nicolas Tiangay et le président du Conseil National de Transition Ferdinand N’guendet sur la nécessité de travailler ensemble et de laisser de côté les querelles intestines qui les opposent. Il a encouragé les nouvelles autorités de Bangui à faire davantage d’efforts dans la pacification du pays et surtout respecter la feuille de route de la Ceeac notamment la tenue des élections au plus tard début novembre et a rassuré les centrafricains qu’ils ne sont pas oubliés.

Le triplement de l’enveloppe européenne à la Centrafrique, est une autre bonne nouvelle pour ce milliers de victimes de du conflit qui ont besoin d’une aide conséquente surtout l’aide humanitaire. L’Union européenne est le principal bayeur du pays et reste la seule institution qui n’a pas suspendu réellement son aide malgré le repli d’autres institutions. On se rappelle que les salaires du mois d’avril avaient été payés grâce au déblocage de l’aide européenne. Le Fmi, la Banque mondiale et la BAD qui avaient suspendus leurs activités ainsi que leur aide sont revenus sur leur décision, ce qui est une action encourageante pour ce pays meurtri.

L’envoi de troupes supplémentaires par les pays de la sous-région Ceeac à l’instar du Tchad (quelques 400 éléments), du Congo Brazzaville (150) et de 200 militaires de la Guinée Équatoriale -pays qui n’avait jusqu’à lors pas de troupe par les forces de la Fomac en Centrafrique- et très prochainement du Burundi sont des mesures qui doivent être bien accueillies. Cette force africaine ou Misca contiendrait quelques 3000 hommes et doit être rehaussés à 3500 selon la résolution de l’Union africaine.

Le récent sommet extraordinaire – le 5e du genre sur la crise centrafricaine- dont le communiqué final lu par le secrétaire général de la Ceeac, a exhorté la communauté internationale à accroitre son aide, demander que la force africaine présente en Centrafrique fasse appel à la force si possible pour mettre hors d’état de nuire ces ex-éléments de la Seleka qui ont animosité la population. La mise à la disposition de la force des moyens aériens pour permettre de traquer ces ex-Seleka et les booster hors de la Centrafrique en les traquant reste aussi une très bonne résolution.

Enfin, dernière nouvelle, la demande envoyée par le secrétaire général au conseil de sécurité pour l’envoi de quelques 250 militaires de l’ONU et avec à terme son renforcement à 560 hommes afin de protéger la mission de l’ONU qui devraient se répandre dans l’arrière pays et la décision autorisant le Binuca d’aider pour la réussite du processus des élections prochaines sont autant de choses dont les centrafricains doivent se réjouir.


Sommet de l’UA contre la CPI, solidarité africaine ou protection des tortionnaires africains ?

Je n’ai jamais apprécié ces sommets des chefs d’états africains mais celui qui s’était ouvert le samedi 12 octobre est sans doute le plus inutile que je puisse connaître. Je ne le dit pas parce que je suis contre le report du procès du président kényan Uhuru Kenyatta, au contraire, je fais partie de ceux qui pensent qu’il doit assumer son rôle de président et son jugement pourra venir après. Surtout que le Kenya est un pays démocratique, on sait qu’il va quitter le pouvoir selon la constitution et pourra se présenter à Justice. Mais ce que je n’ai jamais compris, c’est cette décision qui a été soufflé en coulisse avant que la raison puisse réapparaitre à ces chefs suprêmes.


Au moment où le monde se consterne encore devant les victimes de Lampedusa et celles entre les côtes de Lampedusa et l’Ile de Malte, organiser un sommet essentiellement pour discuter du retrait de la Cour Pénale Internationale (CPI) est la chose la plus anormale. Mieux encore, il s’agit d’une manière voilée aux présidents africains de sauver leur tête. Ils sont tous hantés par le mal qu’ils ont commis, ces nombreux assassinats qu’ils se sont rendus coupables lors de leur règne. Ils ont seulement oublié que l’histoire les rattrapera toujours.


Loin de moi l’idée de dire que la CPI est une cour parfaite, elle s’est focalisée davantage sur le continent africain, notre continent qui s’est toujours fait connaitre pour tous les maux du monde. Cette cour dont dirige actuellement la femme de fer Fatou Bensouda, une gambienne a une raison de vie, celle de traquer peu importe les lieux, la durée, les sanguinaires qui se croient tout permis. Ce n’est parce que vous êtes au pouvoir que vous vous permettez de croire que tout vous est permis. D’ailleurs, dans mes folles réflexions, je me suis posé plusieurs fois la question si les présidents africains, ces dictateurs, ces sangsues dorment au moins la nuit. Ben, je pense qu’ils ont non seulement l’insomnie mais surtout qu’ils changent de domicile toutes les nuits. Je ne sais pas comment se passe chez vous, mais n’imaginez pas le passage d’un président centrafricain ou pire encore d’un Paul Biya camerounais sur une route. Tout est bloqué, même les chiens ne peuvent aboyer ! En 2011, lors d’un séjour à Douala, la malchance des voyageurs a été de choisir de voyager pendant les campagnes présidentielles et surtout le jour où Paul Biya devrait venir à Douala pour sa campagne. Même un chat ne pouvait traverser une des routes où le cortège présidentiel devrait emprunter. Conséquence, beaucoup de voyageurs se sont retrouvés hors de l’aéroport au moment du décollage de leur vol. Que des larmes pour la plupart pour ce rendez-vous manqué car l’avion ne fait pas de marche-arrière.


Bref, fait quoique paradoxale pour certains surtout pour les africains que nous sommes, habitués à ces parades présidentielles, cette petite anecdote explique la peur au ventre des dirigeants africains quant à leur sécurité. Lorsqu’on dirige un peuple, on doit être avec le peuple et pas contre le peuple. Les meurtres, exécutions sommaires, tortures sont des actes qui ne doivent pas restés impunis.

Ce qui est également paradoxale, c’est le fait que ce soit les pays des pays africains où les dirigeants inquiétés qui sont instigateurs de cette décision qui a été évité de justice. Peur de s’attirer la colère de la communauté internationale ? Ou simple bluff pour secouer la CPI, on ne saura jamais cette acharnement que nous en avons déjà parlé lors d’un précèdent billet. Pour une fois, ne voyez pas votre intérêt mais défendez l’intérêt du peuple que vous persécutez. Si les justices africains étaient capables de juger les auteurs de crimes et ce, de manière impartiale, on ne sera pas en train d’assister à cette réunion d’auto-soutien des présidents. Auto-soutien car la plupart sont déjà inquiets même avant la fin de leur règne d’un possible séjour devant cette cour.


Alors trêve, il fallait juste lancer une procédure demandant à la CPI de suspendre le cas Kenyatta provisoirement et plutôt parler de ce drame que constitue l’immigration. Je suis parfois surpris de lire les commentaires d’africains qui se laissent convaincre par la duperie des dirigeants. Ils se foutent de notre gueule. Le vrai problème à résoudre actuel est celui de l’immigration qui fait de millier de morts. Pas même une seule déclaration à l’exception de celle des autorités Érythréennes qui d’ailleurs ont indexé la responsabilité des États-Unis.


Africains, laissent ces assassins se faire juger. Ils ont tué, torturé, massacré, il est normale qu’ils répondent de leur fait devant une juridiction internationale. A moins que l’Union rendre fonctionnelle une cour africaine pour les juger, la CPI doit continuer son travail !


En Centrafrique combien de temps encore faut-il attendre l’opérationnalisation de la Misca ?

Les récents évènements en Centrafrique au nord et nord-est démontrent la dégradation de la situation sécuritaire déjà très tendue depuis le coup de force de la Seleka le 24 mars dernier. Certains observateurs qui avaient prédit l’échec du déploiement rapide de la force africaine n’ont pas eu tort. Au contraire, l’Union africaine qui avait voté la résolution créant la Misca (Mission de stabilisation de l’Union africaine en Centrafrique) et son lancement le 1er août 2013 n’a malheureusement pas les moyens de sa politique. Elle est obligée de porter son projet, ce dernier ayant vu le jour sans promesse concrète de financement devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Officiellement, la Fomac (Force multinationale de l’Afrique centrale) a cédé la place depuis le 1er août à la Misca, mais dans les faits, rien n’est encore prêt. Nous sommes encore à la phase de la formalisation de cette mission africaine dans tous ses aspects : administratif, opérationnel, financier… Mais les violations des droits l’homme perpétrées par l’ex-rébellion au pouvoir appelée Seleka et des bandes armées où s’ajoutent quelques habitants de villages appelés « anti-balaka » n’ont fait qu’augmenter. Cette mission de la Misca qui devrait être opérationnelle avec quelque 3 500 hommes, dont des policiers, gendarmes et militaires issus essentiellement des pays de la Cemac  (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) ne sera pas effective bientôt. En tout cas, c’est le constat qu’on peut faire malgré le discours du président français, François Hollande et l’appel à l’aide du premier de transition Nicolas Tiangay lors de la 68e Assemblée générale des Nations unies.

 

De réunion en réunion, nous sommes en train d’assister à la passivité de la communauté internationale. Messieurs de la communauté internationale, les Centrafricains pris au piège entre les différents protagonistes n’ont pas besoin de promesse, on a envie que vous vous décidiez. Soit nous venir en aide ou bien nous dire tranquillement lors de vos nombreuses réunions et déclarations que nous n’allons jamais comprendre puisque la majorité de notre population ne possède plus de radios à cause des pillages systématiques des biens. Les nombreuses déclarations faites par les ONG présentes en Centrafrique et le dernier rapport de la FIDH sur le drame centrafricain devraient normalement attirer l’attention du Conseil de sécurité qui devrait se saisir de ce dossier pour écourter la souffrance des Centrafricains en favorisant le déploiement de cette mission africaine.

 

Où est partie cette communauté africaine et internationale qui n’a pas hésité à voter des résolutions lorsque, dans des pays comme la Libye et la Côte d’Ivoire, il fallait intervenir pour ramener un semblant de paix ? N’avez-pas d’oreilles pour entendre ces cris de SOS lancés par ces pauvres enfants, femmes et hommes qui ne demandent rien d’autre que d’être protégés ? Où sont ces présidents qui se disent vouloir combattre les violations des droits de l’homme ? Ne voyez-vous pas que de pauvres enfants meurent dans la brousse comme des animaux laissés à la merci de la nature, seuls contre les moustiques, la famine, et toutes sortes de dangers ?

Et pour vous les pays africains, pays frères de la RCA, il ne suffit pas de faire des déclarations pour que vos frères et sœurs puissent être en paix. Quels sont vos apports ? Mis à part quelques pays de la Ceaac (Communauté économique des États de l’Afrique centrale), notamment le président Sassou Nguesso. Ne pensez-vous pas que ce pays meurtri mérite votre aide ? Ce n’est pas l’arrivée probable à Bangui ce dimanche 13 octobre du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui doit faire jaillir la joie dans nos cœurs, détrompons-nous. Comptons seulement le nombre de fois que des déclarations ont été faites, rien n’a changé ! Ce n’est pas les déclarations ni des condamnations qui vont faire basculer la situation. Il faut agir vite pour arrêter hémorragie.

 

Si vous ne le savez pas, la Misca, c’est comme la police de Los Angeles qu’on voit dans les films. Elle intervient quand tout a été fait. Exemple, à Bossangoa, on a attendu que la Seleka tue, pille, viole et brûle des maisons des villageois, et que certains villageois réunis en « anti-balaka » s’attaquent aux éléments de la Seleka et surtout se vengent sur une partie de la communauté musulmane pour que quelques éléments de la Misca soit envoyés dans cette ville. Même chose pour la ville de Bossangoua. Et puis, on verra que quelques éléments de la Misca arriveront certainement après la mort de plusieurs civils à Yaloké. Le bilan pour l’heure depuis le lundi 7 octobre est d’au moins une trentaine de morts.

 

Pauvres Centrafricains, au moins, ces évènements viennent confirmer que nous sommes seuls à posséder le destin de notre pays. Nous n’avons pas compris,  mais si nous espérons sur une résolution des Nations unies afin de rendre la fameuse Misca opérationnelle, nous risquons de mourir tous, de nous entretuer comme des animaux sans scrupule. Ces tragiques évènements nous apprennent que nous ne devons compter sur personne pour nous sortir de ce gouffre.

Le cri d’un Centrafricain épris de paix, Peace for Centrafrique !


Centrafrique : ces comportements qui ne nous honorent pas

Je devrais être normalement entrain de finir mon article sur mes 5 jours de formation passés à Brazzaville, mais deux évènements majeurs survenus le dimanche 22 septembre m’en ont dissuadé. J’ai finalement décidé de rédiger cet article pour parler de quelque chose que j’ai constaté depuis finalement Facebook se sont transformé en terrain de ring pour la plupart de facebookeurs centrafricains, lesquels ont trouvé une opportunité non seulement de dénoncer les dérives autoritaires du nouveau pouvoir de Bangui, mais aussi de se lancer dans un exercice peu recommandé qui se manifeste par des insultes et l’utilisation des mots de nature à discréditer des personnes considérées comme des adversaires par rapport aux autres.

 

Lorsque je me suis réveillé ce dimanche du 22 septembre après mon séjour à Brazzaville, au lieu de prendre mon petit-déjeuner, j’avais préféré me connecter à internet. Cela a été une grave erreur, d’abord, je devrais être informé à travers un ami de Facebook, que l’émission Débat africain qu’anime le Journaliste de la RFI, Alain Foka, se focalisera sur le cas centrafricain avec des personnalités de la classe politique comme invités. J’avais la chance en ouvrant ma radio, j’ai pu me rendre compte que l’émission commencerait dans quelques instants. J’ai suivie du début à la fin, comme la plupart de mes compatriotes centrafricains collés à leur radio. Même si ma surprise a été grande au débat de l’émission, je ne penserai pas que cette surprise continuerai jusqu’au bout de l’émission. Plus de 40 minutes, et je n’ai rien retenu. Si ce n’est que la cacophonie.

 

D’abord dans la première partie où il était question de faire une analyse des causes profondes de cette crise. Ensuite, la seconde partie où chaque invité devrait faire des propositions de solutions. Je n’ai jamais compris mais je ne pense pas que les questions du journaliste aient été mal posées. Seulement, je savais que personne ne voulait être objectif. Chacun a bien voulu taillé l’émission en sa faveur pour réconforter sa position. Ces hommes qui se disent être des politiciens ont passé tout leur temps à raconter leur vie et à s’accuser mutuellement alors que c’était une opportunité qui était donnée de parler de cette crise qui n’a fait que durée. Quarante minutes, rien à retenir. La deuxième partie où chaque intervenant avait l’opportunité de faire des propositions concrètes de sortie de crise, rien si ce n’est des accusations. Comme en décembre 2012, l’émission n’a été qu’une occasion aux pseudo-hommes politiques de ternir davantage leur image et en même temps celui du pays, en dévoilant leur incapacité à faire des propositions concrètes et des analyses de la situation dans laquelle la RCA se trouve. J’ai été très surpris de lire les commentaires des compatriotes sur les réseaux sociaux en comprenant que notre problème provient surtout des gens qui sont censés nous gouvernés, des personnes sans vergogne qui ne pense qu’à faire gonfler davantage leur ventre.

 

Le deuxième fait concerne le commentaire d’un compatriote d’un poste que j’ai publié informant mes amis que j’étais rentré à Douala après la formation de Brazzaville. Mon compatriote dont je voudrais taire le nom m’accuse d’avoir reçu une aide du gouvernement lors de mon déplacement. Je ne parlais même pas d’accusation mais cela m’a paru un peu bizarre que quelqu’un que vous connaissez à peine, pour ne pas dire même pas puisse vous faire avaler ce genre de mensonge comme s’il était le directeur du trésor public. J’ai été sélectionné parmi plus de 300 candidatures en lignes, et nous avons été une vingtaine à admis à faire le déplacement pour Brazzaville financé par la CTA et AZUR développement.
Je m’attendais à un encouragement de la part d’un ami et surtout d’un compatriote vu que notre pays n’est pas représenté souvent lors des rencontres internationales des jeunes. Malheureusement, le mal centrafricain a pris le dessus, nous nous faisons remarquer toujours négativement.

Ces deux évènements quoique, isolés viennent confirmer suffisamment que non seulement nous n’aimons pas notre pays mais aussi que nous ne nous aimons, centrafricains. Nous avons toujours été guidés par un esprit malveillant qui s’est emparé de nous, et en même temps, de notre pays. Nous sommes victimes aujourd’hui car nous avons tous une responsabilité dans ce qui se passe actuellement chez nous. Nous avons toujours brillé par des vices qui ont contribué à nous enfoncer davantage. Nous devons changer de comportement si nous voulons avoir notre place dans le concert des nations. Nous devons être patriotiques si nous voulons que les choses changent. Nous devons changer si nous voulons que notre pays se développe et aille de l’avant.


Brazzaville : ouverture des travaux des ateliers de formation sur le web 2.0 et d’échanges sur le projet ARDYIS

Le campus numérique francophone de Brazzaville a hébergé ce matin du lundi 16 septembre les travaux des ateliers de formations sur le web 2.0 et d’échanges sur le projet ARDYIS organisés par le CTA en partenariat avec l’association Azur Développement et l’IPRC. Réunissant une vingtaine de jeunes venant de la sous-région de l’Afrique centrale entre autres la République démocratique du Congo, le Congo, le Cameroun, la République centrafricaine, Sao Tomé et le Tchad. Cette formation de 5 jours se focalisant sur les blogs et l’agriculture, s’inscrit dans le cadre du lancement de la deuxième édition du concours de blogs « YoBloco Awards » (Prix des meilleurs blogs sur la jeunesse et l’agriculture) organisée par le projet ARDYIS.

Arrivés pour certains depuis vendredi, d’autres samedi et le peloton le dimanche soir, ces participants ayant des profils diversifiés ont tous en commun un esprit déterminé, celui de concilier les TICs au domaine de l’agriculture pour en faire un développement.

Photo(crédit:Un voyageur)
Photo (crédit: un voyageur)

Les moments forts de l’atelier

Ce lundi 16 août, l’atelier a commencé par le mot de bienvenue par la directrice exécutive de l’Association Azur Développement, Mme Sylvie Niombo qui a d’abord remercié les participants de leur présence et a exprimé l’attachement de sa structure à ces assises. Elle a continué son intervention en remerciant les partenaires ayant permis l’organisation de ces ateliers. Après la présentation des participants et organisateurs, la séance de formation a commencé autour de 10 heures. Une introduction au web 2.0 a été faite par deux formateurs de l’équipe de l’IPRC. Une approche participative a permis aux participants de faire la différence entre le web 1.0 et celui du 2.0 qui est une nouvelle génération basée sur l’interaction et la création de communauté dans le but de partager.

Photo(Crédit: Baba Mahamat)
Photo (Crédit: Baba Mahamat)

Après une pause-café de 30 minutes, la formation a continué avec l’introduction aux blogs en touchant du doigt l’utilité des blogs de nos jours et surtout ceux qui l’utilisent dans le domaine agricole. La suite du programme de la journée a été marquée par un jeu de société qui a permis d’égayer les acteurs de la formation après le déjeuner servi autour de 12 heures 30 minutes. Le dernier point de la première journée a concerné l’accès sélectif de l’information à travers les recherches avancées et les flux RSS.

Baba Mahamat et un participant cogolais

Autour de 17 h 30 minutes, le bus qui assure le transport des participants entre l’hôtel et le lieu de la formation a repris le chemin des deux hôtels où sont hébergés les participants, avec a son bord l’ensemble des jeunes venus des différents pays.

Un dimanche de découverte et d’échanges pour les participants

Arrivés pour la plupart le samedi dans la soirée, les participants résidant au RHM (Résidences hôtelières de Moungali) ont profité de la journée du dimanche 15 septembre pour mieux se connaître et échanger sur leurs différentes organisations. Des partages qui ont été extrêmement fructueux dans la mesure où chaque personne s’est sentie dans le groupe en profitant de moments pour mieux apprendre de son collègue.

Photo(Crédit: Ngouambe Nestor)
Photo (Crédit: Ngouambe Nestor)

En début de soirée après la visite des responsables d’Azur Développement, 9 des 10 participants de RHM se sont rendus à côté de l’hôtel de ville, précisément au sein de l’immeuble qui abrite l’exposition sur Pierre Savorgnan de Brazza, un explorateur français et père de la capitale  congolaise. La visite a pris fin après avoir contemplé le Beach qui se trouve à quelques kilomètres en face de la ville de Kinshasa. Vers 18 h 30, toute l’équipe a rebroussé chemin vers l’hôtel.

Photo(crédit : Un passant)
Photo (crédit : un passant)

La formation devrait reprendre demain matin, à 9 heures toujours dans une salle au sein du campus numérique francophone de Brazzaville.