Baba MAHAMAT

La revue des billets des Mondoblogueurs formés à Dakar

Lors de la formation Mondoblog 2013 à Dakar, un exercice pratique a été remis aux participants venus des quatre coins du monde. Plusieurs fois sur le terrain, les participants ont profité de ce moment pour faire des enquêtes, réaliser des interviews,  Mondoblog Dakar 2013, c’est une rencontre extraordinaire entre les jeunes blogueurs du monde entier, une cinquantaine de jeunes venus des quatre coins du monde. Une expérience très riche en termes de connaissance humaine en plus des séances de formation, d’atelier de formation et de la diversité des échanges. Mais si je n’ai pas décidé de m’appesantir sur certains aspects de Dakar, c’est justement parce que certains Mondoblogueurs ont eu l’amabilité de raconter des anecdotes, des merveilles de cette ville qui leur a accueilli pendant une semaine, des expériences vécues comme celle du blogueur Ivoirien Emile Béla, expliquant sa mésaventure avec son ami Bouba  pour retrouver le CONGAD dans son article « Non, moi parle pas Français, … Wolof ».


Les transporteurs de boroms sarete à Dakar

Dans les rues de Dakar, on retrouve souvent ces charrettes tout au long des routes. Nous avons décidé de réaliser un billet après un reportage dans la ville de Dakar sur les transporteurs des marchandises utilisant les chevaux et les charrettes et longeant les rues et artères de Dakar. Nous sommes allés à la rencontre de ces personnes de différends âges, des jeunes, adolescents et vieux qui arpentent à la longueur de la journée les ruelles à la recherche des marchandises.

La première destination a été Sacré Cœur, un quartier en pleine banlieue de Dakar. Juste à l’entrée de la Radio Sud FM, un groupe de boroms sarete se discutaient, sans doute à cause du manque de client. Trois jeunes d’une trentaine d’années ne parlant pas le français mais uniquement le wolof, ma surprise a été sans atermoiement: il s’agit bien du Sénégal, le pays du grand académicien Leopold Sedar Senghor mondialement connu. Il fallu faire intervenir notre confrère  Arouna BA, auteur du blog aronts3 hébergé sur la plateforme Mondoblog pour casser cette barrière linguistique.

Il ne s’agit pas d’un métier où n’importe qui peut exercer, un permis de conduite doit être attribué après un test basé sur la conduite et le code de la route. La conduite s’apprend souvent par le canal des propriétaires, il n y a pas une école de nos jours au Sénégal qui forme à ce métier.

La tarification dépend du poids de la marchandise et de la distance à parcourir pour arriver à destination. « On peut évidemment discuter avec le client » rassure Paul, qui a la quarantaine. « Chez nous, le client est bien traité »

Le travail de ces jeunes appelés boroms sarete est remarquable. On les voit à travers toute la ville mais pas en ville assure Aliou jeune Sénégalais, qui travaille dans une petite société qui met à la disposition des Dakarois une dizaine de boroms sarette. A la question de savoir comment les professionnels de ce métier s’organisent, il a expliqué que « Dans certains cas, les patrons mettent à la disposition des jeunes des boroms sarette et ces derniers travaillent pour eux. Dans d’autres cas, et le plus fréquent, les propriétaires eux-mêmes pilotent leurs ‘engins’».

Dans le quartier Mermoz où nous nous sommes rendus, nous avons rencontrés Paul Diouf, la trentaine. Pour ce dernier, leur métier ne les permet pas de joindre les deux bouts. Il insiste en expliquant que « par exemple aujourd’hui, depuis le matin il n’a eu que deux client car la ville est pleine de boroms sarette. Avant, nous pourrions rentrer à la maison même avec plus de 10 000 FCFA (environ 15 euros) mais maintenant, c’est difficile d’avoir 50000 FCFA (environ 7 euros)». Il a poursuivi « J’ai une famille avec 3 enfants et je ne parviens plus à assurer mon rôle de chef de famille, mais Inch Allah je vais quitter ce métier car je suis entrain d’apprendre la mécanique ».

En ce qui concerne le fonctionnement et l’organisation, il n y a pas de syndicat pour ces jeunes et pas de taxe à payer. Du coup, le métier échappe à l’état. Pour la plupart de ces conducteurs, ce travail n’est plus lucratif et il faut envisager l’exploration d’autres horizons comme l’a signifié Abdou « Je crois qu’il est préférable que je fasse autre chose car en plus de 10 ans de service, je n’ai même pas pu me payer un terrain et le futur ne s’annonce pas du tout bien. Il y a de plus de modernisation et les gens ont tendance à faire recours de plus en plus aux moyens modernes de transport que ceux traditionnels».


La pratique des sectes, rituels occultes dans la société africaine

Il y a un sujet que les personnes n’abordent pas le plus souvent, pourtant il mérite une attention particulière : les sectes, le fétichisme, la magie et les rituels occultes. Ces pratiques sont devenues monnaie courante dans toute la société africaine. Politiciens, hommes d’affaires, commerçants, cadres font de plus en plus recours aux sectes pour avoir une vie descente et profiter de privilèges indéniables.

La pratique a fait l’unanimité, il suffit de faire une petite enquête pour se rendre compte. Dans la plus part des grandes villes africaines, les biens des membres des sectes sont visibles, leurs maisons de luxe poussent comme des champignons, leurs comptes bancaires sont bien garnis. Ces pratiques se sont très vite développées et se sont imposées à toutes les classes africaines. Les commerçants par exemple utilisent les sectes pour augmenter leur fond de commerce, ce dernier devient plus important que jamais. Les jeunes en majeur partie, préfèrent cette facilité malgré les conséquences qui en découlent : sacrifice des proches parents, destruction des biens après une période-souvent courte- de gloire, respect des règles de la secte notamment se priver de certains désirs.

Mais si certains commerçants s’adonnent à cette pratique, il faut dire que les hommes politiques africains voient en ces sectes une « bonne » manière d’accéder à de hauts postes de responsabilités. Les « messes nocturnes » ont fait parler d’elles. La majorité des hauts fonctionnaires appartiennent à des sectes qui peuvent être le vodou, le franc-maçonnerie, la rose croix, magie noire etc. Presque tous les présidents africains appartiennent à une secte. Ces derniers, au lieu de chercher à attirer l’attention de la population à travers des programmes réalistes afin d’être élus, passent plutôt le plus clair de leur temps dans les cultes. Nul ne doute aujourd’hui qu’au Bénin, certains présidents et hauts cadres africains se rendent régulièrement pour la tenue périodique des « réunions de fraternité ». Il faut reconnaître que de nos jours, le monde est dominé par les franc-maçons et la rose-croix; difficile à dire mais il faut reconnaître que la plupart des décisions du monde se prennent lors des grandes rencontres des membres. Récemment, sur RFI, j’avais appris qu’une rencontre des franc-maçons avait eu lieu à Kinshasa lors de laquelle les points inscrits à l’ordre du jour étaient la résolution des problèmes de troubles qui sévissent dans certains pays tels que la RDC, la RCA, le Mali…

Les sportifs ne font pas l’exception à la règle : le nombre de joueurs par exemple de football ayant fait recours aux pratiques liées aux sectes va grandissant. Grâce à ces pratiques, ils retrouvent la gloire, une gloire passagère. Si certains joueurs ont fait parler d’eux sur les grandes chaines de médias, le nombre de morts de ces derniers n’est plus à démontrer.

En ce qui concerne la magie noire, les Africains la pratiquent à outrance. Mais la question préalable qu’il faut se poser dans ce domaine est de savoir s’il existe effectivement des personnes qui pratiquent la sorcellerie, l’envoûtement et autres sortilèges, que ce soit d’ailleurs en Afrique.

Il est bien vrai qu’il y a des personnes qui se posent des obstacles à d’autres personnes au moyen de pratiques dites « maléfiques ». Les conséquences de cette pratique se fait sentir sous plusieurs formes : mort, paralysie, maladies incurables …

Comme l’a dit le grand-maître de l’Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix, Serge Toussaint, dans l’un de ses articles, les moyens utilisés dans ce but sont multiples : évocation des mauvais esprits ou des démons, récitation de formules “magiques”, rituels occultes, sacrifices d’animaux, fétichisme.

Vu que ces pratiques ont pris de l’ampleur de nos jours, il est important que la société se penche sur celles-ci afin de résoudre les problèmes liés à son expansion. On peut, par exemple, rappeler qu’il n’existe pas dans la plupart des pays des lois permettant de punir ou condamner les personnes reconnues coupables de fétichisme, de magies, de rituels occultes ayant pour but de nuire à autrui faute d’éléments de preuves. Y penser serait un grand pas vers la lutte contre ces pratiques malveillantes.


Le coup d’Etat du 24 mars 2013, une souffrance de plus pour le peuple centrafricain

Vous avez été très nombreux à être aux côtés du peuple Centrafricain lors des évènements douloureux qui ont succédés et suivis relatifs au coup d’état du Chef de la rébellion SELEKA Michel Djotodja contre le président François Bozizé. Après la souffrance de la population des zones occupées par la rébellion du SELEKA depuis le 10 décembre 2013 et l’arrestation de certaines personnes à Bangui, les Centrafricaines ont espéré en avoir fini avec ce cycle de violence qui a tellement duré, privant ainsi le pays des investisseurs et du développement. Nous avons vécu une fois de plus un évènement tragique qui a fait des milliers de victimes et endeuillé plusieurs familles.

L’échec des accords de paix de Libreville, pourtant signés sous l’égide des Chefs d’Etats de la CEEAC et soutenus par la communauté internationale, a été la principale cause de ce coup de force. Mais ne pouvait-on pas éviter cette tragédie ? Il est clair que la rapidité de la rencontre de Libreville est pour quelque chose quant à l’échec cuisant des pourparlers malgré la signature des accords de paix. Chaque partie a cru être vainqueur au détriment du peuple centrafricain, épris de paix et d’épanouissement. Le Gouvernement d’Union Nationale (GUN), formé le 03 février 2013 après la nomination du Premier ministre de Transition avec des pouvoirs renforcés, Nicolas TIANGAY n’a pas permis d’éviter le retour aux hostilités. Même si les responsabilités doivent être partagées entre le Président François Bozizé vraisemblablement abandonné par ses pairs de la CEEAC et de la CEMAC et le SELEKA, il faut tout de même reconnaître que le peuple a payé le prix fort de l’intransigeance des deux entités qui se sont entêtées en refusant délibérément de respecter les engagements pris à Libreville.

Le peuple centrafricain tout entier est reconnaissant à travers cette solidarité que vous avez montré, une solidarité africaine et légendaire. Passer ce moment de difficultés avec ma famille a été une épreuve délicate mais ensemble nous avons été plus forts pour les surmonter.

Le coup d’état du 24 mars n’a fait qu’aggraver la situation nationale, déjà désastreuse caractérisée par tous les maux : problèmes humanitaires, économiques, d’infrastructures, de sécurité… Le nombre de victimes, quoique réduit en comparaison à celui du coup d’état du 15 mars 2003, est énorme. Selon les dernières informations de la Croix Rouge, plus de 80 corps ont été retrouvés sur les avenues et plus de 200 blessés manquent actuellement de soins et sont en attente d’opérations en urgence. A cela, il faut ajouter le nombre important de décès et de blessés par balle perdue et d’énormes dégâts matériels comme les pillages qui ont suivi et continuent dans certaines zones.
Ce qu’il faut également déploré, c’est le cycle de coup de force qui a trouvé une logique en Centrafrique car en plus de 50 ans d’indépendance, la RCA a connu plus de 3 coups d’Etat militaires, plusieurs crises politiques et militaires et une seule élection présidentielle libre et transparente. Celle de 1993 a permis la victoire du feu président Ange Félix Patassé, décédé en 2011 des suites de maladie. Après les élections de 1993, le général François Bozizé a été contraint à l’exil au Tchad avant de former sa rébellion. Cette dernière aura raison de l’unique président démocratiquement élu, Ange Félix Patassé abandonné par ses pairs de la CEMAC le 15 mars 2003, après 10 ans de règne très mouvementé.
Un vieux dicton disait « qui tue par l’épée périra par l’épée », François Bozizé est contraint à l’exil comme l’a été Ange Patassé dans quasiment les mêmes circonstances : après 10 ans de règne, abandonné par ses pairs, chassé par une rébellion qui a impressionné les forces régulières très peu équipées et démotivées.
Le peuple centrafricain doit tirer les leçons de ces moments et chercher à aller de l’avant. La jeunesse centrafricaine doit chercher à se réorienter et faire confiance aux jeunes qui éprouvent le même idéal c’est-à-dire penser à réduire le taux de chômage, résoudre les problèmes sanitaires… Il est urgent pour cela qu’elle tourne le dos à ces quelques jeunes qui ne pensent qu’à leur poche et qui sont politisés et travaillent au solde des politiques.

Le nouvel homme fort de Bangui se porte en solutionnaire des problèmes centrafricains – comme l’a fait son prédécesseur – en appelant à l’unité nationale et demandant à travailler avec tout le monde quelque ce soit l’origine ethnique, religieuse. Mais est-ce que cet engagement sera-t-il- respecté ? Respectera-t-il les accords de Libreville du 11 janvier 2013, et surtout l’un des articles qui interdit à tous les issus du gouvernement de transition de se présenter aux élections futures prévues en 2016. En tout cas, il a reconduit le défenseur des Droits de l’homme au poste de Premier ministre, ce qui est un pas important dans sa démarche. L’avenir nous permettra de juger cet ancien étudiant de l’ex-URSS qui a l’avantage de parler anglais, arabe, français et russe. Comme il l’a martelé lors d’un de ses discours, « chaque génération a une mission, l’accomplir ou la trahir », les années à venir nous permettrons de savoir s’il a accompli sa mission.


Célébration de la Journée Internationale de la Francophonie, la 6e édition du Spécial Génie en herbe Francophonie est un succès incontestable

Le seize mars 2013 s’est tenue à l’Alliance Française de Bangui la sixième édition du Spécial Génie en Herbe Francophonie organisée par la Coordination Nationale du Club Rfi Bangui FONONON en partenariat avec l’Alliance Française de Bangui, l’Ambassade de France en Centrafrique et le Ministère de la Jeunesse, du Sport et de la Culture.

En effet, tout a commencé à quatorze heures cinq minutes (14h05min) après que la mise en place soit terminée. Quelques morceaux ont été lancés pour égayer le public, une foule déjà bien remplie avant l’ouverture des activités par le Président de la Coordination du Club Rfi Bangui FONONON, Cédric OUANEKPONE, également animateur de l’activité, assisté par Fabrice MBEREBADA, le Coordonateur des Equipes de la Coordination(CDE).

Avec quatre épreuves dont la dictée, la culture générale, la lecture et l’interprétation de la chanson francophone, cette édition qui devrait mettre en compétition vingt deux(22) établissements de l’enseignement secondaires privés et publics n’a opposé que dix neuf établissements dont les Lycées Boganda, Martyrs, Gobongo, CPJ, Saint Charles, Charles De Gaulle, New Tech Institut, LAENS, Miskine, GSPI, Fatima, Bimbo, Ben Rachid Al Maktoum, la Renaissance, etc. les trois autres étant absents. Le jury composé de cinq membres était présidé par la Conseillère Principale Viviane GOKOUZOU.

membres-jury

Le Président de la Coordination a pris la parole à 15 heures 10 minutes pour remercier le public et les candidats pour avoir honoré à ce rendez-vous, il en a profité pour remercier tous les partenaires à cette activité notamment l’Alliance Française de Bangui, l’Ambassade de France en Centrafrique et le Ministère de la Jeunesse, du Sport et de la Culture. Le discours du Directeur de l’Alliance Française a été prononcé à 15 heures 20 minutes, un discours d’encouragement des activités culturelles qu’organisent des entités telles que le Club Rfi Bangui FONONON, une association sœur. Il a également insisté sur l’importance de la langue française et de la Francophonie.

L’animateur a repris la parole après l’intervention du Directeur de l’Alliance française pour faire un bref aperçu sur les cinq dernières éditions ; c’est ainsi qu’il a rappelé que la première édition a été remportée par le Lycée Charles De Gaulle, la deuxième par le Lycée Technique, la troisième par le Lycée Ben Rachid Al Maktoum, la quatrième par le Lycée Fatima et la cinquième par le Lycée Providence Saint Charles. Il a continué en demandant quel établissement sera le lauréat gagnant de la sixième édition parmi les 19 établissements en lice.

La première épreuve, celle de la dictée à commencé à 15 heures 30 minutes ayant pour titre « les semailles en Beauce » d’Emile ZOLA. Après les consignes et une première lecture, le top a été donné au candidat pour commencer à écrire. A la fin, une dernière lecture de l’intégralité du texte de la dictée a été réalisée par l’animateur lequel a ordonné aux candidats de déposer leurs écritoires avant qu’un surveillant puisse récupérer les copies. Ces dernières ont été remises au jury pour la correction. Il faut noter que chaque établissement à l’issue de cette épreuve est représenté par un candidat.

A quinze heures quarante cinq minutes, la deuxième épreuve intitulée culture générale est lancée. Les établissements ont été repartis en trois(3) groupes, deux groupes de six et un groupe de sept(7).

Pour cette épreuve, les candidats sont groupés au nombre de trois pour représenter chaque établissement inscrit à la compétition. Les questions proposées sont entre autres :

–          Donnez les noms des pères fondateurs de la Francophonie.

–          Quelle est la préfecture du département français de la Guyane ?

–          Combien de roman a écrit Léopold Sédard Senghor ?

–          Dans quelle ville a eu lieu le dernier sommet de la Francophonie ?

 Rappelons qu’à la fin du passage de chaque groupe, l’animateur du jeu concours donne immédiatement les réponses aux questions posées.

Le troisième et dernier groupe pour la culture générale est composé des établissements suivants : Complexe Scolaire du Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ), Notre Dame de Chartres, Lycée de Gobongo, Lycée Ben Rachid Cheich Abdan Al MAKTOUM, et  le lycée Charles de Gaulle. Le passage de chaque groupe aura duré vingt et cinq minutes.

A seize heures quarante minutes, l’animateur a ouvert les épreuves de l’interprétation de la chanson francophone. Chaque candidat dispose d’une minute pour convaincre le jury en interprétant une des vingt et huit chansons retenues dont  la liste leur avait été envoyée par le comité d’organisation deux semaines plus tôt. (Cf Annexes) Notons que, de cette liste, plusieurs candidats ont jeté leur dévolu sur « Pour que tu m’aimes encore » de Céline DION et « Je te promet » de ZAHO qui sont les deux chansons les plus interprétées de la liste. Le passage de chaque candidat a été ovationné par le public galvanisé par le talent artistique de ces jeunes élèves.

A dix sept heures trente minutes la dernière épreuve, la lecture, a été lancée. Chaque candidat devra tirer un texte à lire du panier.

A dix sept heures cinquante minutes, une transition musicale met fin aux épreuves de lecture. En attendant que le jury ne délibère, l’animateur a invité le public au traditionnel « on joue les prolongations » qui est une sorte de questions pour un champion pour gagner des tee-shirts et gadgets du club RFI. C’est ainsi que dix élèves tirés du public dont cinq filles et cinq garçons se sont affrontés. Mais la prolongation n’aura duré que six minutes puisque le jury devra départager les candidats à l’interprétation de la chanson francophone du lycée Charles de Gaulle et du Lycée Barthélémy Boganda qui ont eu la même note. Après le passage de ces deux candidats, le suspens n’aura duré que deux minutes car le verdict n’a pas tardé à tomber :

  • Prix par établissements :

–          Le Lycée Saint Charles a remporté le premier prix, vainqueur de la sixième édition

–          Le deuxième prix est décerné à deux établissements, à l’Institut Émile Ndjapou ;

–          Le troisième prix est attribué aux Lycées CPJ et Charles De Gaulle par Monsieur Baba MAHAMAT, ancien Secrétaire général de la Coordination nationale du Club Rfi Bangui FONONON.

  • Prix individuel

–          Le meilleur prix de la dictée est décerné à un élève du Lycée Saint Charles par Mr Etienne ARNOULD, Directeur de l’Alliance française de Bangui

–          Le meilleur de l’Interprétation de la Chanson francophone est remis à Mlle Corine SANZE du lycée Barthélémy BOGANDA par Mr Adelin METAIRIE, Animateur culturel de l’Alliance française de Bangui

–          Le meilleur de la lecture est remis à une élève du Lycée Charles De Gaulle.

Après la remise des différents prix, c’est dans une atmosphère d’alacrité que candidats, organisateurs et public ont quitté l’Alliance Française de Bangui avec dans les souvenirs, la 6e édition du Spécial Génie en Herbe encrée, dans les mémoires.