Appel à article collectif: Quel regard portez-vous sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement dans votre pays?

SITUATION: Annoncé en 1998, le Sommet du Millénaire fut accompagné d’une campagne d’information internationale de deux ans. La campagne avait pour objectif de consolider l’engagement de la communauté internationale et le renforcement des partenariats avec les gouvernements et la société civile pour bâtir un monde sans laissés-pour-compte. Elle a aussi permis de mettre en valeur le principe énoncé par le Secrétaire général dans son rapport pour le Millénaire [A/54/2000] selon lequel l’être humain doit être mis au centre de tous les programmes, pour aider, dans le monde entier, des hommes, des femmes et des enfants à vivre mieux.

Le Sommet du Millénaire, qui s’est tenu du 6 au 8 septembre 2000 au Siège de l’Organisation à New York, constitua le plus grand rassemblement de chefs d’État et de gouvernement de tous les temps. Il s’est conclu avec l’adoption par les 189 États Membres de la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ont été énoncés les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Alors, comment évolue cette campagne chez vous? Quels sont des efforts qui ont été apportés depuis 2000 sur ces objectifs qui en réalité doivent être atteints en 2015? Ces objectifs sont:

►Éliminer l’extrême pauvreté et la faim;
►Assurer l’éducation primaire pour tous;
►Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes;
►Réduire la mortalité infantile et post-infantile;
►Améliorer la santé maternelle;
►Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies;
►Préserver l’environnement;
►Mettre en place un partenariat pour le développement.

Faites parler les chiffres, décrivez la situation de votre voisin, de vos proches, expliquez ce que vous vivez, faites de petits enquêtes, …des sondages, …faites enrichir le débat sur cette thématique à quelques jours de 2015.

L’article sera publié le jeudi 11 décembre 2014 T.U. Ce choix de 10 jours doit permettre de faire participer le plus de personnes dans une initiative qui doit impliquer tous les jeunes du monde. Il faut qu’il y ait plusieurs pays représentés, des regards croisés, des images parlant, des vidéos pourquoi pas.

Pour envoyer vos contributions, une seule adresse: baba.mht@gmail.com

Liens utiles:
Historique des OMD
Pour comprendre les objectifs du Millénaire pour le développement

Est-ce que les services de santé mentale pour les jeunes sont adéquats dans ton pays? Quel est l’état et comment l’améliorer?

En Centrafrique, de nombreuses personnes souffrent de maladies mentales. Même s’il est difficile de trouver des chiffres exacts vu la vétusté des services publics et le manque d’efficacité de la Direction de l’Institut des Études Démographiques et Statistiques, tout porte à croire à travers les nombreux cas qu’on peut rencontrer en ville et dans les quartiers ainsi que dans les marchés, que ces personnes sont de plus en plus nombreuses, et par conséquent, leur prise en charge doit interpeller toutes les couches sociales car elles ont besoin de notre aide.

Communément « cabano » en Centrafrique, le lieu où sont soignées les personnes atteintes de maladie mentale laisse à désirer. L’état de fonctionnement est très critique, l’hygiène y est presque inexistante. Ce qui peut obliger à croire que les personnes atteintes de cette maladie sont exclues de la société. On les appelle souvent des fous, des personnes qui n’ont plus d’importance dans la société et pourtant ce sont des êtres qui traversent une crise et qui peuvent remonter la pente. Leur prise en charge est négligée par le gouvernement qui n’y voit pas d’avantage. Dans certains pays, lorsqu’on fait son passage dans un centre hospitalier pour maladie mentale, l’on a beaucoup de chance de s’en remettre à cause du sérieux et de l’attention qu’on leur accorde. Pourtant, en Centrafrique, c’est bien le contraire. Le comble réside dans le fait que cette exclusion devient discriminatoire lorsque la plupart des personnes pensent qu’avoir cette maladie est la conséquence d’actes et de faits de la victime. L’on ignore le plus souvent que la dépression peut amener une personne à séjourner dans un centre pour malade mental.

Ainsi, il faut changer cette vision qui consiste à voir une causalité justifiée de ceux qui souffrent, souvent malgré eux de maladie mentale. La solidarité doit avoir sa place dans la prise en charge de ces personnes qui ont besoin de plus d’attention. L’État centrafricain doit pouvoir réfléchir sur la possibilité d’améliorer la prise en charge des malades mentaux en formant le personnel, et en mettant du matériel adéquat ainsi que des locaux rénovés, sans oublier un budget adéquat pour le fonctionnement de ces centres. Les organisations ainsi que des associations doivent plus se pencher sur cette problématique afin de palier au problème de prise en charge. N’oublions pas, avant d’avoir cette maladie mentale, la plupart des victimes ont été comme nous, nous pouvons alors contracter cette maladie; il faut que nous aidions ces personnes à revivre avec leur faculté mentale.