La souffrance d’un peuple meurtri et dépassé par les événements
Plusieurs semaines après le putsch, la population centrafricaine vit toujours dans l’accalmie. Les actes perpétrés sur la population enregistrés tous les jours prouvent à outrance la fragilité du pouvoir actuel quant à son rôle régalien qui est celui de garantir la sécurité des personnes et biens. Presque que toute l’étendue du territoire est en proie à l’insécurité. Les pillages, séquestration et viols s’accompagnent de plus en plus des d’enlèvements, de chantage et de règlement de compte.
Face à la situation actuelle, il est plus que d’actualité que les habitants des différentes localités puissent s’organiser afin de barrer la route à l’ennemie. Si les nouvelles autorités parlent d’éléments incontrôlés, on ne peut plus faire la différence entre les éléments de la Seleka contrôlés et ceux incontrôlés. On se souvient également qu’en février dernier, lors des offensives dans les villes de Mobaye, Bangassou et Sido, les responsables politiques et militaires de la Seleka avaient rejeté la responsabilité sur ces soi-disant éléments incontrôlés qui au fil du temps, ont permis de faire tomber le pouvoir de Bangui. Près de deux mois après le changement du régime, la sécurité reste un défi presqu’insurmontable pour les nouvelles autorités.
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