Chers Messieurs les Ministres des Transports d’Afrique,

Article : Chers Messieurs les Ministres des Transports d’Afrique,
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3 février 2013

Chers Messieurs les Ministres des Transports d’Afrique,

Je viens par la présente solliciter de vous que vous jouez pleinement votre rôle. En votre qualité de Ministres des Transports, vous avez la lourde responsabilité de garantir le transport des personnes et biens qui se trouvent respectivement dans vos pays. Je ne serai pas le premier à faire ces remarques mais sachez qu’il va de votre autorité de commencer à réguler le transport des biens et surtout celui des personnes qui tous les jours, pour accomplir leur obligation de bon citoyen doivent, se rendre à leur différents lieux de travail dans de situation très lamentables. Je me suis plusieurs fois posé la question de savoir quel rôle vous jouer vraiment pour assister à l’envoi aux cimetières de milliers de personnes chaque année et le nombre va croissant.

Les accidents de transports et particulièrement terrestre sont devenus monnaie courante. Dans la plus part des pays que vous avez la charge d’être le Ministre des Transports, vous ne participez pas mais vous assistez passivement à la dégradation de conditions de transport qui viennent de plus en plus insupportables. En Centrafrique, il suffit de quitter un matin, peu importe que vous soyez au KM 5, PK 12 ou Combattant en passant par Bimbo ou bien Miskine, les habitants se retrouvent tous dans cette casse-tête qui n’a pas de nom. La plupart de ces personnes doivent se rendre en ville au PK 0, unique lieu de convergence le matin et le contraire dans l’après-midi. A ces heures de pointe, la souffrance n’est plus à redouter mais devient à priori la règle d’or. On voit toujours des clients attendant impatiemment pendant des heures pour parvenir à monter dans un taxi ou bus afin de se rendre à leurs lieux de travail. A ces moments, l’humour de tous les clients se transforme en mécontentement et chacun ressemble au mieux au plus méchant pour impressionner les autres qui, du coup, deviennent des potentielles menaces. Qui veut vite déguerpir du fil d’attente doit en posséder les moyens : menaces verbales, imposition de muscle, coups de poignets, la liste n’est pas exhaustive.

Et puis, les voyages à l’intérieur ne sont pas exemptés de ces souffrances. Comme le dit un vieil adage, qui veut aller loin ménage sa monture. Un jugement à posteriori qui s’explique par les différents cas de figure qu’on peut avoir, malaise de tout genre. Et puis, tout le monde dira:

« c’est l’Afrique, alors il faut seulement supporter ».

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Si d’aucuns pensent que ce phénomène s’est imposé considérablement dans la société centrafricaine, il va sans complaisance se faire sentir dans les autres villes d’Afrique. Au Cameroun voisin, la situation est plus que dramatique. Lors d’un séjour à Douala, en plus de nombreux embouteillages aux heures de pointes, nous devons supporter et passer l’épreuve de la traversée du désert dans la bousculade afin d’obtenir gain de cause. Cependant, la situation n’est pas toujours facile surtout que certains clients risquent non seulement de voir leurs habits déchirés mais reçoivent de gifles venant de nulle part. Dans une situation pareille, tout es permis.

Et là, vous assistez tranquillement à ces scènes parfois en restant dans vos voitures climatisées disposant d’amortisseurs de haute performance ou dans vos bureaux luxueux.

Peu importe la ville, que ce soit à Ndjamena, Kinshasa, Cotonou, au au-delà des autres frontières, les chiffres sont alarmantes. Le principal inconvénient dans ce phénomène est le fait qu’on ne peut plus honorer à un rendez-vous dans le délai imparti. Pire encore, les employés et agents de l’Etat ne respectent plus les horaires de travail à cause de cet exercice sportif devenu obligatoire pour tous ceux qui n’ont pas de moyen de transport personnel.
Le comble dans tout cela est que vous êtes payés pour participer à l’amélioration de transport des personnes dans vos pays respectifs.

Vous ne pensez jamais à ces vieillards qui, sous un soleil ardent sont obligés d’attendre pendant des heures durant, un fameux taxi ou bus afin de se rendre chez lui. Mais là aussi, vous ne regardez jamais l’intérieur de ces taxis et bus. Surtout ces derniers dans la plupart des cas, qui ne disposent plus aucun amortisseur pour supporter les nombreuses routes impraticables que vous ne voyez pas se dégradées. Et puis, certains de vos proches ne vous diront jamais que les places assises dans ces bus sont souvent des bancs non-rabotés qui ne facilitent pas du tout la situation aux clients. Et puis, vous ne voyez jamais ces transporteurs qui risquent la vie de leur client en les chargeant comme des mouches et avec une forte probabilité d’accident dont on n’a pas besoin de mathématicien pour calculer.

Vous parlez souvent de sécurité routière mais vous n’appliquer pas à la lettre les recommandations relatives à cette expression. D’ailleurs, vous ne voyagez pas sinon jamais à bord de ces véhicules de transport commun pour vous en rendre compte. Et puis, dans tous les cas, ce sont vos collègues de la santé et des statistiques que vous aider à faire leur boulot. Et puis vous facilitez la tache à vos collègues du Sport qui n’ont pas de la peine à retrouver les meilleurs sportifs de tout genre.

Alors à quand est-ce que vous ferez votre travail en prenant en main votre département et en affrontant les problèmes dans leurs moindres détails afin de palier à ces nombreux problèmes de transport ?

Un mécontent du transport en commun, qui en souffre tous les jours.

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