Evitez de draguer les filles au mois de décembre!

Article : Evitez de draguer les filles au mois de décembre!
8 décembre 2012

Evitez de draguer les filles au mois de décembre!

A l’approche du mois de décembre, les attitudes des jeunes en Centrafrique en général et en particulier à Bangui sont partagées entre soucis financier pour les garçons et la facilité de se faire de l’argent pour les filles.

Même si certains diront que la RCA est un pays pauvre, il faut bien se douter de cette situation à l’approche de la fin d’année. Le mois de décembre est particulièrement un mois à part entière et ce, depuis l’avènement des kermesses (foires lors desquelles sont exposés des stands avec entre autre, la vente des boissons, des nourritures, des objets d’arts et d’autres articles). Cette activité a trouvé sa place parmi les jeunes Banguissois  qui ne peuvent plus s’en passer. Il faut bien être à la mode. Plus qu’un moment de loisirs, ces places animées le plus souvent à partir de la tombée de la nuit jusqu’au matin rassemblent souvent une foule inestimable de personnes de toute âge arrivant avec les poches pleines et rentrant avec moins de liquidité.

Mais pour les filles, c’est un eldorado. D’aucunes ont installé leurs stands pour profiter de toute sorte d’avantages : vieilles connaissances de passage, famille manche courte et manche longue, petits amis même les ex, collègues  pour ne citer que ceux-là.  D’autres encore et la plus grande partie ne cherchent juste à se faire une beauté de fer avec non moindre, l’argent d’un petit-ami après chantage, en faisant une belle tresse et le soir avec une tenue en mode, le tour est joué ; les yeux ne manqueront pas d’apprécier. Les bips explosent les réseaux téléphoniques dans le but de décrocher un rendez-vous de sortie. Et comme disait un camarade, elles font souvent trembler les yeux des hommes. Qui veut profiter ne fusse-que de la présence de cette beauté doit en payer le prix fort. Ce dernier – malchanceux ou l’heureux gagnant parmi tant d’autre – passe par des dépenses telles que l’achat de boissons, la prise en charge des « accompagnateurs » de celle-ci, et l’inévitable plat de « yabanda » bien fait. Mais, en plus de tout cela, il faut remarquer qu’elle t’apportera dans un stand où la propriétaire est une amie, une sœur, … C’est un peu de marketing aussi. Les hommes, ne voulant pas montrer leur faiblesse en de pareille circonstance, ne savent pas à quel saint se vouer et se font violence en acceptant la prise en charge totale pour les poches pleines ou partielle pour ceux qui ne se sont pas préparés à l’exercice et qui dans le pire des cas prennent la poudre d’escampette.

Outre cette situation qui met les hommes dans l’imposture savamment orchestrée par ces jeunes filles, il faut noter que ces dernières n’oublient jamais de proclamer leur jour d’anniversaire en profitant de la situation où les hommes tiennent le diable par la queue. Un budget prévisionnel bien structuré avec, à la main, beaucoup de marge est orchestré de toute pièce et est présenté à chaque petit-ami, prétendant ou un ex qui continue à convoiter (comme elles n’en ont pas un seul), location d’un cadre, achat d’habits de mode, frais de tresse, achat de boissons, de nourritures, … Le montant total de réalisation de cette cérémonie variant entre 25 000 FCFA et 150 000 FCFA (environs 38 et 229 euros) car dépendant du statut social de l’homme. Fonctionnaire de l’Etat, haut cadre d’une entreprise de la place, ingénieur,  comptable d’une grosse boite, les demandes sont fonctions d’une estimation non sans abus, du salaire. C’est leur honneur qui est en jeux! Inutile de préciser que cet honneur, certains hommes vont même commettre l’irréparable : dette avec intérêt, vol, escroquerie est une liste non-exhaustive.

Et puis en janvier, les victimes n’ont que leurs yeux pour pleurer. On fait des comptes et on gère la galère en se rappelant ses souvenirs de décembre.

Et comme les hommes sont très  malins car « on n’apprend pas à un vieux singe les grimaces », ils changent la donne. La plupart ont compris la situation après une étude approfondie et ont décidé de rester sur leur qui-vive à l’approche du mois de décembre. Dès début novembre, les problèmes surgissent dans certains couples, souvent causés par l’homme. Puisque les partenaires vivant en couplent ou en union libre ne sont pas épargnés. Aux gros maux, grands remèdes! La réconciliation n’intervient qu’à partir de janvier, après le passage de la tempête. Alors évitez de draguer à l’approche de la fin d’année, pour ne pas pactiser avec le diable pour vivre après le passage de l’ouragan ou de la Sandy.

Partagez

Commentaires

saypin
Répondre

salam Au moins toi tu connais la réalité des filles en afrique à l'approche des fetes !!!!

eyesango
Répondre

c'est une réalité indeniable Saypin, personne ne peut le nier même les filles elles-mêmes.

Careme
Répondre

Ce sont les hommes qui sont a l'origine de pareil chose il faut qu'on sache satisfaire le besoin vital et non quand il faut. Aller jusqu’à s'endetter pour satisfaire une fille que tu viens de rencontrer

eyesango
Répondre

C'est bien dommage mon frère mais certains hommes parlent de l'honneur qu'il faut sauver. Et puis, parfois les filles ne les demandent rien!

Anselty
Répondre

Eh oui, bien dis frangin, c'est une triste réalité en Centrafrique. Dommage que les garçons ne savent plus comment mettre fin à cette attitudes et se laisse faire.