Centrafricains, évitons la désinformation sur les réseaux sociaux

La crise centrafricaine a mobilisé un nombre important de compatriotes notamment sur les réseaux sociaux. Une autre manière d’informer est née depuis la tragédie centrafricaine : la presse citoyenne. Les internautes centrafricains grâce  aux réseaux sociaux se tiennent informés régulièrement à travers Facebook, Twitter, … Ce qui est d’ailleurs très important. Seulement, certains en abusent pour publier des informations erronées et non vérifiées. La situation en Centrafrique est déjà très tendue, nous n’avons pas besoin de l’envenimer.

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Il y a 10 ans, mon histoire avec Internet commençait!

Le 17 janvier 2003, j’avais commencé avec le monde du web. Internet et moi fêtons notre dixième anniversaire qui ne peut passer inaperçu vu la richesse de notre odyssée. Dix ans après, il est important pour moi de parler des avantages que cet outil incontournable de nos jours m’a apporté sur tous les plans et de rendre hommage à ceux qui m’ont aidé à me l’accaparer.

Je commencerai tout d’abord par le contexte dans lequel j’ai fait la connaissance d’Internet qui au fil du temps est devenu mon compagnon de tous les jours, mon meilleur ami. En fin décembre 2002, alors que j’étais élève en classe de troisième (3ème) au Lycée Privé du Complexe Protestant pour la Jeunesse (CPJ), un établissement d’enseignement secondaire général de Bangui en Centrafrique, j’avais eu la chance d’avoir Monsieur Alfred DANBOY comme professeur d’Anglais qui m’ouvrait les yeux. Cette histoire a débuté le jour où, pendant une discussion en classe, j’avais laissé entendre à ce dernier que la connaissance de l’outil informatique n’était pas indispensable, du moins pas pour le moment, pour nous qui sommes encore en classe de 3ème.  C’est ainsi qu’il nous avait fait un briefing sur les avantages de l’informatique et m’avait invité à la fin du cours, à venir chez lui le week-end prochain. Meilleur de ma classe, je n’imaginais pas que ce rendez-vous qui devrait changer le cours de ma vie, ne devrait me permettre de manger et si possible me rafraichir pour m’encourager des mérites dont je faisais preuve en classe. Grande était ma déception quand arrivé chez lui, rien ne m’était servi mis à part une bouteille d’eau dont  j’avais juste pris une gorgée histoire de ne pas l’offusquer. Vous ne devinerez pas, il m’avait installé convenablement dans son salon où se trouvaient déjà ses deux enfants Heuck et Beck et sa charmante femme. Et puis, un tour dans sa chambre et il avait ramené une gigantesque machine que j’avais eu la chance, entre temps de voir ailleurs déjà mais qui n’avait jamais éveillé mon sens de curiosité qui était sans égal : c’était un ordinateur. Ce jour ne m’avait guère semblé à celui que j’imaginais pour cette rencontre que je pensais cordiale. Mais tout ce que Dieu fait est bon, aime dire une de mes grandes sœurs que je chéris bien. Ah oui ! Dieu a fait quelque chose de merveilleux pour moi et je le comprendrais quelques semaines par la suite.

Mes séances de coaching continuait, je me rendais chaque dimanche à Boy Rabe, un quartier tristement célèbre pour la mentalité peu recommandable de ses habitants ; il ne fallait pas commettre d’erreurs là-bas, tout forfait était réparé sans scrupule au delà des limites, c’était un secteur où la loi n’était pas la bienvenue. Mais puisque tout le monde le savait déjà, je ne pouvais que prendre mes précautions. Et puis, le 16 janvier 2003, après avoir été encouragé par mon tuteur d’informatique, j’ai décidé d’aller au delà de mes performances en me rendant dans un cyber-café. A l’époque, il n’était pas aisé de se rendre dans les cybers-cafés, pas parce qu’on interdisait l’accès mais c’était une nouvelle histoire pour les habitants de Bangui dont j’en faisais parti. Se rendre et payer le fameux ticket d’une heure qui se vendait à 2000 FCFA au cyber d’ADMN Systems nous donnaient la chance d’appartenir à la classe des privilégiés, un cercle vicieux. Mais au delà de mon engouement pour cet outil qui, au fil de temps j’en ai fait mien, il faudrait saluer l’aide incommensurable dont m’apportais mon grand-frère Ibrahim, un des premiers à s’acquérir cet outil. Un hommage mérité à ces deux personnages (Alfred DANBOY et Ibrahim MAHAMAT) qui ont contribué « à forger le forgeron que je suis aujourd’hui».

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Et quand en fin 2003, mon budget estudiantin avait augmenté à cause de l’octroi de la bourse d’excellence par le Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Centrafrique à travers le projet EDUCA 2000, aux meilleurs élèves de Centrafrique, je faisais d’Internet ma passion la plus absolue au point que même mon choix d’études universitaires avait été affecté. En ce début de ma classe de 2nde  S (2nde  Scientifique), ma vocation était de tout faire pour réussir plus tard en tant que médecin, un choix indiscutable avant la découverte d’Internet. Et tout a chamboulé pour que je me réoriente vers l’informatique. Aujourd’hui en tant qu’étudiant en fin de Cycle de Master en Réseaux et Sécurité Informatiques, sans Internet, je ne serai pas à ce stade où j’ai pu saisir beaucoup d’opportunité qui se sont offertes à moi. De la communication très fructueuse avec mes proches notamment le transfert d’argent d’une tante aux États-Unis qui privilégiait internet comme moyen d’être en contact, en passant par les connaissances que je me suis faites à travers des forums de discussion, de sites de rencontre, de sites et de moteurs de recherches tel que Google, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Hi5,… et surtout des rencontres internationales comme ma participation à l’Atelier de formation des jeunes de l’Afrique centrale sur l’observation électorale tenu à Kinshasa en mai 2011 à l’issue duquel a été créé le Réseau Thématique Jeunesse Francophone, ‘Démocratie, Droits de l’Homme et Paix en Afrique centrale’ dont je suis le point focal en République Centrafricaine grâce au Portail Jeunesse Francophone, l’Université Internationale de la Jeunesse à Yaoundé en Décembre 2012, la liste des avantages que m’a procuré Internet est longue. Au delà de tout ce que j’ai énuméré comme retombé, la plus grande reste et demeure mon appartenance à Mondoblog qui a fait de moi un homme épanoui, me permettant de partager avec vous en ce jour heureux, cet article en plus de tant d’autres que vous avez aimés et commentés. Que Internet nous unisse davantage. Vive un monde technologique avec plus d’échanges de savoirs et de savoir-faire.