Centrafricains, évitons la désinformation sur les réseaux sociaux

La crise centrafricaine a mobilisé un nombre important de compatriotes notamment sur les réseaux sociaux. Une autre manière d’informer est née depuis la tragédie centrafricaine : la presse citoyenne. Les internautes centrafricains grâce  aux réseaux sociaux se tiennent informés régulièrement à travers Facebook, Twitter, … Ce qui est d’ailleurs très important. Seulement, certains en abusent pour publier des informations erronées et non vérifiées. La situation en Centrafrique est déjà très tendue, nous n’avons pas besoin de l’envenimer.

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Centrafrique : ces comportements qui ne nous honorent pas

Je devrais être normalement entrain de finir mon article sur mes 5 jours de formation passés à Brazzaville, mais deux évènements majeurs survenus le dimanche 22 septembre m’en ont dissuadé. J’ai finalement décidé de rédiger cet article pour parler de quelque chose que j’ai constaté depuis finalement Facebook se sont transformé en terrain de ring pour la plupart de facebookeurs centrafricains, lesquels ont trouvé une opportunité non seulement de dénoncer les dérives autoritaires du nouveau pouvoir de Bangui, mais aussi de se lancer dans un exercice peu recommandé qui se manifeste par des insultes et l’utilisation des mots de nature à discréditer des personnes considérées comme des adversaires par rapport aux autres.

 

Lorsque je me suis réveillé ce dimanche du 22 septembre après mon séjour à Brazzaville, au lieu de prendre mon petit-déjeuner, j’avais préféré me connecter à internet. Cela a été une grave erreur, d’abord, je devrais être informé à travers un ami de Facebook, que l’émission Débat africain qu’anime le Journaliste de la RFI, Alain Foka, se focalisera sur le cas centrafricain avec des personnalités de la classe politique comme invités. J’avais la chance en ouvrant ma radio, j’ai pu me rendre compte que l’émission commencerait dans quelques instants. J’ai suivie du début à la fin, comme la plupart de mes compatriotes centrafricains collés à leur radio. Même si ma surprise a été grande au débat de l’émission, je ne penserai pas que cette surprise continuerai jusqu’au bout de l’émission. Plus de 40 minutes, et je n’ai rien retenu. Si ce n’est que la cacophonie.

 

D’abord dans la première partie où il était question de faire une analyse des causes profondes de cette crise. Ensuite, la seconde partie où chaque invité devrait faire des propositions de solutions. Je n’ai jamais compris mais je ne pense pas que les questions du journaliste aient été mal posées. Seulement, je savais que personne ne voulait être objectif. Chacun a bien voulu taillé l’émission en sa faveur pour réconforter sa position. Ces hommes qui se disent être des politiciens ont passé tout leur temps à raconter leur vie et à s’accuser mutuellement alors que c’était une opportunité qui était donnée de parler de cette crise qui n’a fait que durée. Quarante minutes, rien à retenir. La deuxième partie où chaque intervenant avait l’opportunité de faire des propositions concrètes de sortie de crise, rien si ce n’est des accusations. Comme en décembre 2012, l’émission n’a été qu’une occasion aux pseudo-hommes politiques de ternir davantage leur image et en même temps celui du pays, en dévoilant leur incapacité à faire des propositions concrètes et des analyses de la situation dans laquelle la RCA se trouve. J’ai été très surpris de lire les commentaires des compatriotes sur les réseaux sociaux en comprenant que notre problème provient surtout des gens qui sont censés nous gouvernés, des personnes sans vergogne qui ne pense qu’à faire gonfler davantage leur ventre.

 

Le deuxième fait concerne le commentaire d’un compatriote d’un poste que j’ai publié informant mes amis que j’étais rentré à Douala après la formation de Brazzaville. Mon compatriote dont je voudrais taire le nom m’accuse d’avoir reçu une aide du gouvernement lors de mon déplacement. Je ne parlais même pas d’accusation mais cela m’a paru un peu bizarre que quelqu’un que vous connaissez à peine, pour ne pas dire même pas puisse vous faire avaler ce genre de mensonge comme s’il était le directeur du trésor public. J’ai été sélectionné parmi plus de 300 candidatures en lignes, et nous avons été une vingtaine à admis à faire le déplacement pour Brazzaville financé par la CTA et AZUR développement.
Je m’attendais à un encouragement de la part d’un ami et surtout d’un compatriote vu que notre pays n’est pas représenté souvent lors des rencontres internationales des jeunes. Malheureusement, le mal centrafricain a pris le dessus, nous nous faisons remarquer toujours négativement.

Ces deux évènements quoique, isolés viennent confirmer suffisamment que non seulement nous n’aimons pas notre pays mais aussi que nous ne nous aimons, centrafricains. Nous avons toujours été guidés par un esprit malveillant qui s’est emparé de nous, et en même temps, de notre pays. Nous sommes victimes aujourd’hui car nous avons tous une responsabilité dans ce qui se passe actuellement chez nous. Nous avons toujours brillé par des vices qui ont contribué à nous enfoncer davantage. Nous devons changer de comportement si nous voulons avoir notre place dans le concert des nations. Nous devons être patriotiques si nous voulons que les choses changent. Nous devons changer si nous voulons que notre pays se développe et aille de l’avant.

Il y a 10 ans, mon histoire avec Internet commençait!

Le 17 janvier 2003, j’avais commencé avec le monde du web. Internet et moi fêtons notre dixième anniversaire qui ne peut passer inaperçu vu la richesse de notre odyssée. Dix ans après, il est important pour moi de parler des avantages que cet outil incontournable de nos jours m’a apporté sur tous les plans et de rendre hommage à ceux qui m’ont aidé à me l’accaparer.

Je commencerai tout d’abord par le contexte dans lequel j’ai fait la connaissance d’Internet qui au fil du temps est devenu mon compagnon de tous les jours, mon meilleur ami. En fin décembre 2002, alors que j’étais élève en classe de troisième (3ème) au Lycée Privé du Complexe Protestant pour la Jeunesse (CPJ), un établissement d’enseignement secondaire général de Bangui en Centrafrique, j’avais eu la chance d’avoir Monsieur Alfred DANBOY comme professeur d’Anglais qui m’ouvrait les yeux. Cette histoire a débuté le jour où, pendant une discussion en classe, j’avais laissé entendre à ce dernier que la connaissance de l’outil informatique n’était pas indispensable, du moins pas pour le moment, pour nous qui sommes encore en classe de 3ème.  C’est ainsi qu’il nous avait fait un briefing sur les avantages de l’informatique et m’avait invité à la fin du cours, à venir chez lui le week-end prochain. Meilleur de ma classe, je n’imaginais pas que ce rendez-vous qui devrait changer le cours de ma vie, ne devrait me permettre de manger et si possible me rafraichir pour m’encourager des mérites dont je faisais preuve en classe. Grande était ma déception quand arrivé chez lui, rien ne m’était servi mis à part une bouteille d’eau dont  j’avais juste pris une gorgée histoire de ne pas l’offusquer. Vous ne devinerez pas, il m’avait installé convenablement dans son salon où se trouvaient déjà ses deux enfants Heuck et Beck et sa charmante femme. Et puis, un tour dans sa chambre et il avait ramené une gigantesque machine que j’avais eu la chance, entre temps de voir ailleurs déjà mais qui n’avait jamais éveillé mon sens de curiosité qui était sans égal : c’était un ordinateur. Ce jour ne m’avait guère semblé à celui que j’imaginais pour cette rencontre que je pensais cordiale. Mais tout ce que Dieu fait est bon, aime dire une de mes grandes sœurs que je chéris bien. Ah oui ! Dieu a fait quelque chose de merveilleux pour moi et je le comprendrais quelques semaines par la suite.

Mes séances de coaching continuait, je me rendais chaque dimanche à Boy Rabe, un quartier tristement célèbre pour la mentalité peu recommandable de ses habitants ; il ne fallait pas commettre d’erreurs là-bas, tout forfait était réparé sans scrupule au delà des limites, c’était un secteur où la loi n’était pas la bienvenue. Mais puisque tout le monde le savait déjà, je ne pouvais que prendre mes précautions. Et puis, le 16 janvier 2003, après avoir été encouragé par mon tuteur d’informatique, j’ai décidé d’aller au delà de mes performances en me rendant dans un cyber-café. A l’époque, il n’était pas aisé de se rendre dans les cybers-cafés, pas parce qu’on interdisait l’accès mais c’était une nouvelle histoire pour les habitants de Bangui dont j’en faisais parti. Se rendre et payer le fameux ticket d’une heure qui se vendait à 2000 FCFA au cyber d’ADMN Systems nous donnaient la chance d’appartenir à la classe des privilégiés, un cercle vicieux. Mais au delà de mon engouement pour cet outil qui, au fil de temps j’en ai fait mien, il faudrait saluer l’aide incommensurable dont m’apportais mon grand-frère Ibrahim, un des premiers à s’acquérir cet outil. Un hommage mérité à ces deux personnages (Alfred DANBOY et Ibrahim MAHAMAT) qui ont contribué « à forger le forgeron que je suis aujourd’hui».

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Et quand en fin 2003, mon budget estudiantin avait augmenté à cause de l’octroi de la bourse d’excellence par le Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Centrafrique à travers le projet EDUCA 2000, aux meilleurs élèves de Centrafrique, je faisais d’Internet ma passion la plus absolue au point que même mon choix d’études universitaires avait été affecté. En ce début de ma classe de 2nde  S (2nde  Scientifique), ma vocation était de tout faire pour réussir plus tard en tant que médecin, un choix indiscutable avant la découverte d’Internet. Et tout a chamboulé pour que je me réoriente vers l’informatique. Aujourd’hui en tant qu’étudiant en fin de Cycle de Master en Réseaux et Sécurité Informatiques, sans Internet, je ne serai pas à ce stade où j’ai pu saisir beaucoup d’opportunité qui se sont offertes à moi. De la communication très fructueuse avec mes proches notamment le transfert d’argent d’une tante aux États-Unis qui privilégiait internet comme moyen d’être en contact, en passant par les connaissances que je me suis faites à travers des forums de discussion, de sites de rencontre, de sites et de moteurs de recherches tel que Google, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Hi5,… et surtout des rencontres internationales comme ma participation à l’Atelier de formation des jeunes de l’Afrique centrale sur l’observation électorale tenu à Kinshasa en mai 2011 à l’issue duquel a été créé le Réseau Thématique Jeunesse Francophone, ‘Démocratie, Droits de l’Homme et Paix en Afrique centrale’ dont je suis le point focal en République Centrafricaine grâce au Portail Jeunesse Francophone, l’Université Internationale de la Jeunesse à Yaoundé en Décembre 2012, la liste des avantages que m’a procuré Internet est longue. Au delà de tout ce que j’ai énuméré comme retombé, la plus grande reste et demeure mon appartenance à Mondoblog qui a fait de moi un homme épanoui, me permettant de partager avec vous en ce jour heureux, cet article en plus de tant d’autres que vous avez aimés et commentés. Que Internet nous unisse davantage. Vive un monde technologique avec plus d’échanges de savoirs et de savoir-faire.