Mon expérience en tant que journaliste citoyen à la conférence Fin4Ag14 à Nairobi

Reporters sociaux de la conférence Fin4Ag14 en salle(Photo crédit: Lorento Khen)

Reporters sociaux de la conférence Fin4Ag14 en salle(Photo crédit: Lorento Khen)

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai pris part à ma première expérience en tant que journaliste citoyen d’une conférence internationale. Chaque jour qui passait m’approchait de cette rencontre et mon impatience s’agrandissait. Les travaux en amont qui avaient commencé plusieurs jours avant la rencontre, avec les débats ainsi que des échanges autour de la conférence étaient animés nous préparant à la conférence. J’avais vraiment hâte de me rendre à Nairobi afin de contribuer à la réussite de cet important événement ainsi que faire la connaissance de nouvelles personnes.

Originaires de Fidji, Guyana, Belize, Zimbabwe, Zambie, Bénin, Sénégal, Cameroun, République Centrafricaine, Kenya, Trinité-et-Tobago, Madagascar, Burkina Faso, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Nigeria et Malawi, nous avons été choisis par le CTA en raison de notre intérêt pour l’agriculture, le développement rural et leurs connaissances des médias sociaux.

Les Jeunes reporters a la FIN'Ag14(Photo crédit: Housseini)

Les Jeunes reporters a la FIN’Ag14(Photo crédit: Housseini)

La conférence sur le thème : « Révolutionner le financement des chaînes de valeur agricoles » qu’avaient organisé la CTA et ses partenaires est un véritable tremplin pour les acteurs du monde agricole. C’est tout d’abord un grand rendez-vous que se sont donnés ces acteurs qui ont tous un mot en commun, l’agriculture. La mise en œuvre de cette conférence doit permettre de trouver des solutions à travers des réflexions que mènent les différents participants, aussi bien les organisateurs, les intervenants, les invités que les différents reporters, …à travers des sessions de discussions. Si la plupart des pays s’accordent à dire que l’agriculture est un domaine qui nécessite un financement conséquent, il y a matière à se poser de question quant au financement des chaines de valeurs et des petits agriculteurs.

Comme les quatorze autres jeunes reporters sélectionnés pour participer sur place à Nairobi et une centaine d’autres jeunes reporters en ligne, j’ai eu la chance de participer à cette grande conférence dont les atouts sont indéniables. D’abord, cette expérience est unique en son genre et trouve sa richesse dans les débats et les échanges menés au sein du groupe, la capacité de réflexion des jeunes engagés dans la promotion de l’agriculture ainsi que leur implication aux problèmes de développement de l’agriculture au sein de leur pays/communauté sans oublier la pertinence des points de vue de chaque participant. J’ai pu apprécier cette début d’expérience qui m’a fourni que des avantages et m’a permis d’accroitre mon engagement dans la promotion de l’agriculture en donnant le meilleur de moi-même pour la réussite de ce grand rendez-vous. J’ai appris quasiment chaque jour des autres reporters ainsi que de l’équipe de coordination.

Les reporters francophones à la Fin4Ag14(Photo crédit: Harrison)

Les reporters francophones à la Fin4Ag14(Photo crédit: Harrison)

Plus qu’un simple rédacteur et/ou promoteur de Tweetts et de messages Facebook ainsi que d’articles, ma vision de mon rôle a complètement changé avec des taches aussi intéressantes qui m’ont été assignées. J’ai pu découvrir au fur et à mesure, qu’il existe véritablement des opportunités dans ce travail qui offre plus de satisfaction. Apprendre aussi de chaque personne, faire de nouvelle connaissance, côtoyer de nouvelles personnalités, discuter avec des ressortissants de différents pays sur des problèmes liés à l’agriculture m’a beaucoup apporté. J’ai pu me rendre compte à travers ces échanges que, malgré quelques différences près, la plupart des pays ACP ont les mêmes réalités dans ce domaine. L’agriculture est un domaine qui doit être promu, il est le socle même du développement et il est regrettable de constater qu’il n’y ait véritablement pas de politique de promotion de financement afin que les résultats des récoltes permettent une autosuffisance alimentaire.

A noter que lors de cette conférence, les lauréats du prix YoBloCo Awards! organisé annuellement par le projet ARDYIS de la CTA ont été récompensés. Le père spirituel de Mondoblog Philippe Couve, l’un des membres du jury de ce prix avait annoncé les noms des gagnants au public.

Philippe Couve et Baba Mahamat à la Fin4Ag14

Philippe Couve et Baba Mahamat à la Fin4Ag14(Photo credit: Ariel Djoko)

Cette collaboration n’a été possible que grâce à la coordination de l’équipe des reporters qui a mis tous les outils à notre disposition. J’ai pu me familiariser avec de nouveaux outils notamment de collaboration avec Google, l’utilisation de Flicker, …. Ce travail de reportage social a réveillé en moi de nouvelles perspectives, celles de m’orienter dans le monde de la communication et du rapportage.
Ces nouvelles expériences acquises viennent consolider mon expérience de blogueur et m’offre une nouvelle forme d’expression et de collaboration. Je tiens à témoigner ma reconnaissance à la CTA les partenaires de la conférence qui ont permis à des jeunes comme nous de nous exprimer et de montrer ce à quoi nous sommes capables. Le fait de nous associer, comme jeunes reporters à la conférence Fin4ag est une chance dont chacun de nous, doit se l’approprier en donnant le meilleur de lui-même.
Liste des journalistes citoyens sur site ici
Site de la conférence #Fin4Ag14 ici

Brazzaville : ouverture des travaux des ateliers de formation sur le web 2.0 et d’échanges sur le projet ARDYIS

Le campus numérique francophone de Brazzaville a hébergé ce matin du lundi 16 septembre les travaux des ateliers de formations sur le web 2.0 et d’échanges sur le projet ARDYIS organisés par le CTA en partenariat avec l’association Azur Développement et l’IPRC. Réunissant une vingtaine de jeunes venant de la sous-région de l’Afrique centrale entre autres la République démocratique du Congo, le Congo, le Cameroun, la République centrafricaine, Sao Tomé et le Tchad. Cette formation de 5 jours se focalisant sur les blogs et l’agriculture, s’inscrit dans le cadre du lancement de la deuxième édition du concours de blogs « YoBloco Awards » (Prix des meilleurs blogs sur la jeunesse et l’agriculture) organisée par le projet ARDYIS.

Arrivés pour certains depuis vendredi, d’autres samedi et le peloton le dimanche soir, ces participants ayant des profils diversifiés ont tous en commun un esprit déterminé, celui de concilier les TICs au domaine de l’agriculture pour en faire un développement.

Photo(crédit:Un voyageur)

Photo (crédit: un voyageur)

Les moments forts de l’atelier

Ce lundi 16 août, l’atelier a commencé par le mot de bienvenue par la directrice exécutive de l’Association Azur Développement, Mme Sylvie Niombo qui a d’abord remercié les participants de leur présence et a exprimé l’attachement de sa structure à ces assises. Elle a continué son intervention en remerciant les partenaires ayant permis l’organisation de ces ateliers. Après la présentation des participants et organisateurs, la séance de formation a commencé autour de 10 heures. Une introduction au web 2.0 a été faite par deux formateurs de l’équipe de l’IPRC. Une approche participative a permis aux participants de faire la différence entre le web 1.0 et celui du 2.0 qui est une nouvelle génération basée sur l’interaction et la création de communauté dans le but de partager.

Photo(Crédit: Baba Mahamat)

Photo (Crédit: Baba Mahamat)

Après une pause-café de 30 minutes, la formation a continué avec l’introduction aux blogs en touchant du doigt l’utilité des blogs de nos jours et surtout ceux qui l’utilisent dans le domaine agricole. La suite du programme de la journée a été marquée par un jeu de société qui a permis d’égayer les acteurs de la formation après le déjeuner servi autour de 12 heures 30 minutes. Le dernier point de la première journée a concerné l’accès sélectif de l’information à travers les recherches avancées et les flux RSS.

Baba Mahamat et un participant cogolais

Autour de 17 h 30 minutes, le bus qui assure le transport des participants entre l’hôtel et le lieu de la formation a repris le chemin des deux hôtels où sont hébergés les participants, avec a son bord l’ensemble des jeunes venus des différents pays.

Un dimanche de découverte et d’échanges pour les participants

Arrivés pour la plupart le samedi dans la soirée, les participants résidant au RHM (Résidences hôtelières de Moungali) ont profité de la journée du dimanche 15 septembre pour mieux se connaître et échanger sur leurs différentes organisations. Des partages qui ont été extrêmement fructueux dans la mesure où chaque personne s’est sentie dans le groupe en profitant de moments pour mieux apprendre de son collègue.

Photo(Crédit: Ngouambe Nestor)

Photo (Crédit: Ngouambe Nestor)

En début de soirée après la visite des responsables d’Azur Développement, 9 des 10 participants de RHM se sont rendus à côté de l’hôtel de ville, précisément au sein de l’immeuble qui abrite l’exposition sur Pierre Savorgnan de Brazza, un explorateur français et père de la capitale  congolaise. La visite a pris fin après avoir contemplé le Beach qui se trouve à quelques kilomètres en face de la ville de Kinshasa. Vers 18 h 30, toute l’équipe a rebroussé chemin vers l’hôtel.

Photo(crédit : Un passant)

Photo (crédit : un passant)

La formation devrait reprendre demain matin, à 9 heures toujours dans une salle au sein du campus numérique francophone de Brazzaville.

15 octobre 2012: Journée Mondiale des Paysannes, que retenir en Centrafrique?

La commémoration chaque année, de la Journée Internationale de la Femme Rurale est une occasion pour nous de jeter un coup d’œil à la situation de la condition de femmes vivantes dans les provinces.

En RCA, même si cette journée est passée inaperçue, il est de notre devoir de nous poser quelques questions sur les conditions des femmes, de nos mères qui vivent dans des conditions lamentables. La femme Centrafricaine a vécu ces dernières années dans la peur, la souffrance, l’humiliation, etc.

Nul ne peut ignorer que c’est à travers ces braves femmes rurales que nous avons nos nourritures quotidiennes. Elles sont des battantes qui se lèvent très tôt le matin et rentrent très tard à la tombée de la nuit, pour les travaux champêtres afin de mettre leurs récoltes en vente pour la population de Bangui et des grandes villes Centrafricaines.

Au sud du pays, la Femme Rurale est en proie avec son entourage à cause des accusations diverses notamment la sorcellerie et l’envoutement. Plusieurs femmes de cette partie de la RCA, souvent à cause de leur vieillesse ont été torturées ou/et battues à mort, maltraitées et même enterrées vivantes. Le dernier cas en date est celui qui s’est produit à Kapou II le 12 septembre 2012, une localité située à 40 kilomètres de Bangui à la sortie Sud de Bangui où deux femmes accusées de sorcellerie ont été enterrées vivantes dans le silence des autorités administratives de la localité. C’est ainsi que certains responsables publics avaient été interpellés, quelques chefs de quartiers mis en garde de vue et une enquête a été ouverte pour mettre la lumière sur cette affaire afin connaitre la vérité.

Cependant, au Nord de la RCA, la situation est plus que dramatique. Les différentes rebellions ainsi que les forces étrangères présentes sur cette partie du pays ont rendu la vie invivable à la population, aux femmes et enfants en particulier. Les groupes terroriste de la LRA (Lord Resistance of Army, Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph KONY et rebelle FPR (Forces Populaires pour la République) du Tchadien Baba LADE ont monopolisé cette zone et imposent leurs règles depuis quelques années déjà. Les victimes se comptent par milliers et la fin de ses exactions n’est pas pour bientôt. Pour la force terroriste LRA-une rébellion ougandaise qui s’est déplacée en Centrafrique après avoir fait ses débuts en Ouganda puis chassée pour se retrouver en RDC et maintenant en RCA- malgré les efforts déployés par le gouvernement centrafricain, la présence de l’armée ougandaise, l’envoi d’une centaine de conseillers militaires américains, la mise en place d’une unité de police constituée(UPC) regroupant les forces Tchadienne, Centrafricaine et Soudanaise, l’appui des Nations Unies et le mandat international contre son chef Joseph KONY, les éléments de la LRA repartis en groupuscule continuent de semer la zizanie et la terreur sans être inquiétés.

Un autre groupe, celui du Chef rebelle Tchadien le général Baba LADE du FPR a sévi pendant plusieurs mois dans les régions telles que Kaga Bandoro, Bambari, … avant de déposer les armes au mois d’out dernier et s’est rendu aux autorités centrafricaines. Baba LADE a déclaré avoir trop souffert en brousse et que l’heure est venu pour lui de se rendre et de rentrer au Tchad. La souffrance des familles endeuillées et des victimes de ce groupe de malfrats ne peut être comparée à celle de celui de Baba LADE qui n’a pas compris que nous sommes à l’heure de la démocratie et que la force n’a plus sa place dans le monde actuel. Ces paysans qui vivaient en harmonie ne demandant rien d’autre que la paix, étaient obligés de payer des cotisations imposées par le FPR, maltraités et déposséder de leurs biens.

Il y a aussi les autres rebellions nationales qui pillent, tuent et brûlent des villages entiers faisant des victimes innombrables. Et aussi les forces gouvernementales qui ne cessent de terroriser la population des arrière-pays à cause de leur appartenance ethnique, régionale ou religieuse. A quand la fin de ces atrocités ?

Dans presque la totalité des provinces, les femmes perdent leur vie en accouchant à cause de manque d’infrastructures adéquates notamment des maternités ou de matériels pour les interventions d’urgence. On n’oubliera jamais ces femmes qui sont battues tous les jours par leurs maris, celles également qui n’ont pas accès aux premiers soins à cause de manque de cadres d’accueil.

Dans toutes les situations, ce sont les femmes et les enfants qui peinent car impuissants.

A toutes ces femmes-là, nos pensées ont vers elles car elles n’ont pas choisi de vivre dans la peur et la souffrance quotidienne et qui les subissent. A ces femmes-là, il faut avoir une conscience et les venir en aide car ce sont des êtres vivants comme nous qui ont le droit de vivre dans la dignité humaine et le respect de la personne. C’est un cri de détresse à l’endroit de toutes les personnes de bonne volonté ainsi que les humanitaires sans oublier le gouvernement pour œuvrer afin de d’éradiquer toutes forces nuisibles et améliorer les conditions de vie de la femme Rurale.