1 jeune, 1 voix! Baba Mahamat, jeune centrafricain dynamique et optimiste, pour qui « la jeunesse est une chance ».

1-Qui es-tu ?

Je suis Baba Mahamat, jeune centrafricaine âgé de 25 ans (né le 23 août 1989 à Bangui), titulaire d’un diplôme de Master en réseaux informatiques et sécurité, membre de plusieurs associations de jeunes de la RCA dont le Club RFI Bangui Fononon qui m’a beaucoup formé, le Réseau des Jeunes de l’Afrique centrale pour les Droits de l’homme, Paix et Démocratie. J’occupe depuis peu le poste d’Assistant Manager au sein d’une entreprise basée à Douala après avoir passé 8 mois comme assistant-IT. J’ai été chargé de cours à l’université de Bangui de 2010 à 2011 avant de regagner le Cameroun pour mon Master.

2-Pourquoi avoir choisi l’informatique comme domaine d’étude ?

En réalité, le choix d’être ingénieur en informatique n’était qu’en deuxième position pour ma vocation. Au lycée, je voulais devenir médecin mais en terminale, ma vision a très vite changé. J’ai dû me rendre compte que je serai plus à l’aise avec les nouvelles technologies et le rêve qui a grandi en moi a été réorienté. Je m’aperçois aujourd’hui que je n’ai pas eu tort de changer d’avis car je suis épanoui dans mon domaine.

3-Parle-nous un peu de tes débuts en blogging ?

Je dois mes débuts en blogging à Mondoblog. En effet, j’étais trop accroc à la lecture et surtout à l’écriture. Au lycée, j’écrivais des poèmes et j’ai d’ailleurs participé au concours du jeune écrivain francophone organisé annuellement à deux reprises. Écrire à toujours été une passion pour moi. Et lorsque Mondoblog a lancé son concours pour le recrutement des blogueurs pour la deuxième saison en 2012, j’y ai vu une belle occasion, l’opportunité était là et je devais la saisir. Après, j’ai très vite pris gout à l’écriture des articles, surtout que cela arrivait au moment où mon pays la République centrafricaine était dans une impasse totale, un conflit qui au fil du temps va ronger considérablement le tissu social et qui a endeuillé plusieurs familles. J’avais un poids énorme sur moi, et ma conscience m’exigeait d’écrire. Je devais écrire pour me libérer et surtout écrire pour contribuer à retourner la paix jadis acquise. Donc Mondoblog était un déclic pour moi et après les deux formations que j’ai suivies à Dakar en avril 2013 et à Abidjan en mai 2014, je pus affirmer que me consacrer à mon blog est non seulement une nécessité mais c’est aussi une vitrine pour parler des thèmes qui nous tiennent à cœur. Aujourd’hui, je continue à partager mes opinions avec mes lecteurs à travers le site de LVDJ.

4-Parle-nous un peu de tes parents, de ta religion ?

Je suis issu d’une famille polygame. Mon père, le feu Mahamat Kana s’est marié d’avec deux femmes dont ma mère. Je suis le deuxième enfant côté maternel et le 5è coté paternel. Ma mère, la feue Marthe Miande à laquelle je dois beaucoup, était chrétienne de son vivant. Alors vous comprendriez que je suis issu des deux religions, ce qui accroit ma connaissance des deux communautés. Alors, après avoir côtoyé la religion chrétienne, j’ai décidé d’être musulman, ce qui n’a pas été contraignant pour moi, j’ai fait ce choix librement. Mais j’ai un grand respect pour les deux religions dont je suis issu.

5-Quelle est ta vision de la vie ?

J’ai toujours considéré la vie comme étant une chance. A travers la vie, on peut faire des choses inimaginables comme réunir les gens autour d’un projet important, aider les gens qui en ont besoin, faire des choses que certains peuvent trouver impossibles en utilisant ses potentialités. Je pense que tant qu’on vit, on doit toujours foncer et aller de l’avant, avoir un œil ouvert sur le présent mais regarder l’avenir. Pour moi, chaque jour qui passe nous amène à s’approcher de notre rêve. Il faut saisir toutes les opportunités qui s’offrent à nous, chaque jour que Dieu a créé.

6-Quels sont les moments de ta vie qui t’ont marqué le plus ?

Hum…Je ne passerai pas par mille chemins pour exprimer ma satisfaction lors des conférences, formations et ateliers auxquelles j’ai pris part. Ce sont des moments uniques, des chances inimaginables et surtout de grands moments de partage d’expérience. Depuis 2011, j’ai visité une dizaine de capitales africaines pour participer à des rencontres de jeunes dans le domaine des droits de l’homme, du blogging, des TICs, de l’agriculture, de entrepreneuriat et bien d’autres. Ce sont autant de souvenirs que je ne suis pas prêt d’oublier. Mais ce qui m’a frappé le plus, c’est la maturité qu’on peut constater chez les jeunes et leur ferme volonté à prendre le relais dans tous les domaines. De la politique, à entrepreneuriat, en passant par l’agriculture, les TICS, les jeunes ont leur place. Et ils ne passent pas par mille chemins pour le faire savoir. J’ai rencontré de jeunes formidables avec des idées novatrices, des personnes dont les qualités peuvent transcender. Et ces jeunes, ils feront l’avenir de l’Afrique.

7-Pour toi, l’Afrique c’est quoi ?

Alors, c’est une belle question. L’Afrique est avant tout un continent tout comme le continent européen, américain, asiatique… C’est aussi des potentialités et des limites. C’est aussi un ensemble de pays qui cherchent à s’en sortir malgré le retard qu’ils accusent par rapport aux autres. L’Afrique c’est ce continent où même si la guerre, la famine, les maladies (Paludisme, Sida, Ebola, ..), le chômage et d’autres maux y sévissent, nous luttons pour mériter notre place dans le concert des autres continents. L’Afrique, c’est aussi ces africains qui marquent ou qui ont marqué le monde et l’histoire comme Nelson Mandela, Koffi Annan, et plein d’autres encore. L’Afrique c’est cette fierté d’appartenir à un continent qui est à la fois hospitalier et solidaire. L’Afrique, ce sont aussi des jeunes comme nous qui font bouger le monde à travers des idées nouvelles. Pour moi, être africain, c’est savoir nos forces et reconnaitre nos faiblesses.

8-Quels sont tes projets d’avenir?

Je nourris depuis peu un projet d’aller continuer en Master Recherche et m’orienter vers le doctorat. Je suis encore jeune et je pense qu’être jeune est une chance qu’il faut exploiter. Mon pays n’a pas plus que 3 docteurs en Informatique et ce domaine reste inconnu. Il y a tellement de possibilités qu’offre l’informatique, et la RCA doit les exploiter comme les autres pays tels le Sénégal, le Kenya, le Ghana, l’Afrique du Sud, et que sais-je encore. Je reste convaincu qu’avec l’informatique, nous parviendrons à renverser la tendance et à redynamiser la société centrafricaine.

9-Qu’as-tu à dire à la jeunesse ?

Je ne cesse de le répéter : être jeune est une chance que nous devons saisir. Nous avons plein d’énergie et de potentialité, il nous faut y mettre un peu de volonté et nous pouvons faire changer le visage de nos sociétés. Nous devons unis afin d’être plus forts. Nous devons chercher à aller là où nos grands-parents et nos parents n’ont jamais mis pied. Nous devons faire nôtre cet adage qui dit «Malheur à celui qui ne fait pas plus que son père ou sa mère». Nous sommes jeunes alors nous devons être l’émanation du changement.

10-Un mot pour la fin ?

Oui, des souhaits de fêtes de fin d’années ? Je voudrais profiter de cette vitrine pour souhaiter une joyeuse fête de Noël à tous les enfants du monde, d’Afrique et de Centrafrique. Mes vœux de santé, de bonheur, de réussite et de longévité à tous les jeunes du monde, les vieux, sans oublier le peuple centrafricain qui a plus que jamais besoin d’un vœu de paix et de cohésion sociale entre les communautés déchirées par la guerre et la haine. Enfin de vive voix, je voudrais souhaiter de joyeuses fêtes à tous mes collègues blogueurs de la LVDJ et de Mondoblog.

Journée Mondiale du blog : que représente le blogging pour les Mondoblogueurs ?

Le 31 août 2013 marque la Journée Mondiale du blog. Depuis quelques années, des personnes de toutes les sphères font appel à ce moyen de communication, devenu incontournable pour communiquer, dialoguer, présenter leurs produits, … Les Mondoblogueurs ont décidé d’immortaliser cette journée de la manière la plus simple possible : répondre à la question suivante : que représente le blogging pour eux ? Ce billet qui a vu la contribution de plus d’une dizaine de Mondoblogueurs donne les points de vue de ce qui ont participé à l’édition de cet article.

Photo(Crédit:Mondoblog)

Photo(Crédit:Mondoblog)

1-Limone, Tunisie

Dernièrement, j’entendais un étudiant de l’école nationale de journalisme de Tunis s’insurger de l’inutilité du blog après la révolution. Un futur journaliste contre le blogging. Contre la diversité des points de vue rendue possible par Internet et la levée de la censure. Le blogging pour moi, c’est le bouleversement du schéma traditionnel de l’information, la fin du monopole des médias, la possibilité donnée à chaque citoyen d’avoir son mot à dire dans l’espace public.

 
 2-Salma Amadore, Cameroun

Le blogging pour moi représente une activité qui me permet d’exercer le journalisme que j’ai toujours voulu, celui qui part des faits et des expériences des gens pour parler d’un sujet. Tenir un blog me permets de m’exprimer comme je veux, sans trop de sévérité. Pour moi qui a l’expérience des rédactions, j’ai été très frustrée des fois de devoir réécrire ou mettre aux oubliettes un article à cause « de la ligne éditoriale » du journal. En bloguant, je suis libre, je suis moi, je suis l’autre qui me lis et veut aussi me dire sa part de réalité. Loin de la routine des autres canaux d’information qui nous plongent dans la routine avec des mêmes personnalités, les mêmes stars, le blog est proche de l’homme ordinaire, c’est l’homme ordinaire qui est au centre du blog, celui qui veut s’exprimer et ne le peut pas dans les chaines officielles, trouve dans le blogging, le moyen de s’exprimer, d’échanger et de s’enrichir de nouvelles connaissances.

 
3-Baba Mahamat, Centrafrique

Il ne fait aucun doute, le blogging à inévitablement changé la face du monde. Le blogging est devenu une forme d’expression très prisée par des personnes et structures dans divers domaines. Il permet d’échanger avec les lecteurs qui sont participent à son animation. Il y a dans le blogging, l’esprit de mettre les lecteurs au centre en interagissant avec eux grâce à des commentaires autres formes de partage. Ce qui le rend différent du média traditionnel est le fait que n’importe qui peut tenir un blog et ce, sans une formation préalable contrairement au journalisme par exemple. Une manière de communiquer est née grâce au blog, le journalisme citoyen. En Centrafrique où les événements ont comlètement  bouleversé la vie de paisibles citoyens, bloguer me permet de brosser la situation extrêmement difficile que vivent mes citoyens et en profiter pour dénoncer une tragédie oubliée par la communauté internationale, qui aurait pu être évité si l’intérêt du peuple était au centre des préoccupations au détriment des considérations personnelles.

 
4-Josiane Kouagheu, Cameroun

Bloguer pour moi, c’est tout simplement être moi. Ecrire pour dénoncer et interpeller, sans mensonge et sans maquillage.

 
5-Osman Jérôme, Haïti

Sans trop de crânerie, je dirais que, le blogging est pour moi, ce que la raison est pour le philosophe. Car cela me permet de pénétrer  la profondeur de la réalité quotidienne de mon pays. Réalité que j’essaie de parler sur mes blogs avec un ton un peu différent des médias classiques.

Depuis le jour que j’ai commencé à bloguer pour de vrai, je ressens  que, quelque chose a changé en moi en tant que citoyen. Après plus de deux ans de d’activité, désormais, je me sens plus engagé, plus concerné dans la lutte de la nouvelle Haïti, dont je suis un fanatique.

 
6-Mylène Colmar, Guadeloupe

Lancer un blog, écrire un billet, puis un autre, et encore un autre, en veillant à se renouveler, à livrer des informations (de son point de vue) intéressantes, à garder un œil critique. Animer un blog, lire les commentaires des lecteurs, se réjouir des compliments, répondre aux questions, défendre son point de vue et faire entendre sa voix. Tenir un blog, avec difficulté, parfois, avec plaisir, souvent, avec sincérité, toujours.

 
7-Pascaline, France

« Deux ans. Voilà deux ans que j’écris et que le blogging à pris une place de plus en plus importante dans ma vie. C’était d’abord une distraction, un moyen pour moi de prolonger mes écrits universitaires d’une manière beaucoup plus ludique, en racontant et en vivant de belles sorties culturelles. Puis, c’est aussi devenu un moyen de compter ma vision du monde, mes voyages, mes passions tout en réfléchissant au regard que je portais dessus, en le déconstruisant. Aujourd’hui, c’est devenu un biais indispensable par lequel je développe ma pensée, mes idées, en les confrontant aux lecteurs. Leurs réactions me font avancer, réfléchir, remettre en question dans mon écriture mais aussi dans cette vision du monde. Indispensable donc, pour demeurer une « femme qui interroge ». »

 
8-Aurore, Allemagne

Le blogging ou la valise 2.0.

Bloguer, c’est plier, empiler et ordonner au fond d’une valise virtuelle et planétaire des souvenirs, des avis, des incertitudes, des débats, des rencontres, des tous et des riens, des pleins et des vides, du futile, du sérieux, des histoires, de la poésie, des coups de gueule, des coups de joie, des injustices, des dénonciations, des déceptions, des messes basses, des combats, des confidences, des incertitudes, des Révolutions…

 
9-Babylas Serge de SOUZA, Benin

Blogueur par passion

C’est à la faveur d’un stage en médias et démocratie à Copenhague au Danemark en octobre-novembre 2010 que je me suis essayé au bloging. Ma passion pour le web journalisme me  permettra plus tard d’intégrer la deuxième édition de Mondoblog où, grâce à un encadrement judicieux, j’ai pu véritablement apprendre le b, a, ba, les contraintes et les exigences du blogging et de la publication en ligne.

Après la formation MondoblogDakar 2013, je revisite régulièrement mes connaissances à l’aune des innovations majeures, des mutations et des nouveaux développements du secteur médiatique, au jour le jour en tant que blogueur.

 

Aussi, pour moi, le blogging est une manière d’être, une forme d’expression parmi tant d’autres et pourquoi pas, un formidable espace d’échange, de partage.

 
10-Ladji Sirabada, Côte d’Ivoire

Mon blog, mes amis, le monde, la chaleur…

Parce que je blogue, j’appartiens à une communauté qui écrit et qui crie, qui saupoudre et qui fustige; une communauté qui arrange et souvent dérange, qui chante tout en interpellant, qui enseigne et renseigne, qui appelle et interpelle, qui éduque, distrait, et s’occupe…

Parce que je blogue, je convoque bon gré, mal gré une communauté qui se renseigne ou enseigne, qui partage ou s’enferme, qui se satisfait ou se plaint de, qui encourage ou insulte, qui consomme sans ou avec modération, qui dit merci ou merde, qui félicite ou blâme…

D’un coté ou d’un autre, en bloguant, je me mets à la croisée de plusieurs chemins. Chemins de confrères. Chemins de lecteurs. En bloguant, je partage mon monde ou ce qu’il y a à partager pour ne point me sentir seul.

 

Mon histoire du blog, commence avec la neige. Le blanc qui tombe et qui plonge le noir dans le lointain souvenir de la chaleur des terres ancestrales  et des miens.

En tombant, en m’enfermant dans un univers que je qualifiais  »aussi d’exotique », le blanc, m’a offert des pages blanches à remplir, m’invitant à me soustraire de la solitude, du dépaysement, d’un monde dans lequel, je me suis retrouvé, par concours de circonstance divine.

 

Mon blog fut, mon bois de chauffe. Il fut la vitrine de présentation de mon nouveau monde…
A chacun, je souhaite une expérience de blogging…pour un monde plus ouvert, sans barrière et avec beaucoup de chaleur…

Je bloggue; bloguons donc, puisque c’est la ten-dance.

 

11-Nelson Deshommes, Haïti

C’est une phrase magique qui a ouvert mes yeux sur le monde du blogging: « La beauté de l’internet c’est qu’on apprend en marchant ». Et dépuis lors, je fais de ce slogan ma principale source de motivation. En effet, le blogging est pour moi un centre d’apprentissage. Il m’est aussi un moyen de peaufiner mon écriture, et surtout d’apporter ma contribution dans la présentation d’une autre Haïti aux yeux du monde. Dorénavant, un blog est un instrument de communication où chacun peut placer son mot sur le dévenir de notre planète. Maintenant avec un blog, n’importe qui peut marquer d’une autre manière et de façon indélébile son passage dans ce monde.

 

12. Berliniquais, Martinique 

Pour moi, le blogging, c’est ma deuxième grande passion. Comme chacun sait, ce que j’adore par-dessus tout, c’est de chanter sous la douche. Mais malheureusement, quand je chante sous la douche, il n’y a personne pour m’écouter. C’est triste à mourir. En revanche, lorsque j’écris dans mon blog, le monde entier peut lire mes humeurs. Donc pour moi, écrire un blog, c’est un peu comme chanter sous la douche devant un large public ébahi d’admiration. Quel bonheur!

 
13-Boubacar Sangaré, Mali

Parlons du blogging mais pas pour y consacrer un billet qui appelle, comme chacun le sait, chaque fois un sérieux et une application énormes. Il est tout simplement question de livrer son point de vue sur ce phénomène dont la fièvre a saisi le monde, singulièrement dans sa composante jeune.

Alors, c’est un avis très personnel que je vais livrer. Quand on me parle du blogging, je ne peux pas ne pas penser à dire que, dans un monde qui se débat dans l’entonnoir des crises politiques, économiques voire sociales, tenir un blog ne peut qu’offrir une possibilité de calmer la soif de s’exprimer qu’éprouvent des millions de femmes et d’hommes repartis dans tous les pays. Et surtout à un moment où les idées sont l’arme privilégiée dans la « guerre des places » qui oppose d’abord les grandes puissances, et accessoirement toutes les nations. Ainsi, le blog, en tant que site personnel, donne l’opportunité de prendre part à ce concert des idées qui animent le monde.

Pour le petit et modeste journaliste que je suis, qui tient un blog depuis bientôt une année, le blogging a été un espace où il défend ses convictions, sa position sur un sujet qui fait ou non la Une de l’actualité locale ou d’ailleurs. Et ce qui a le plus éveillé mon intérêt pour cette activité, c’est le droit à la subjectivité dont jouit le blogueur. Le droit de dire son ressenti du moment et ses impressions propres. Ecrire à la première personne du singulier (je) une analyse dans laquelle se retrouveront beaucoup de lecteurs, me parait plus responsable  que l’emploi du « Nous » que le journalisme trouve objectif, mais qui me semble manquer de sérieux. C’est aussi indiquer que le blogging est un espace, aussi grand que le rêve. C’est, bref, un déversoir !

Concours Mondoblog 2013 : saississez votre chance pour entrer dans la famille

Chers tous,

J’ai reçu plusieurs mails individuels sollicitant de ma part, quelques conseils pour le concours Mondoblog 2013 qui a été lancé depuis le 13 juillet dernier et dont la date limite est prévue pour le 7 septembre 2013. A travers cet écrit, je voudrais apporter quelques conseils à ceux qui veulent postuler afin de partager cette aventure et mettre plus de chance de leur côté.

Tout dabord, Mondoblog est un projet imaginé il y a trois ans par Philippe Couve et Cédric Kalonji. Il est aujourd’hui porté par l’équipe de l’Atelier des médias de RFI : Simon Decreuze, Raphaelle Constant, Pierrick de Morel et Ziad Maalouf.  Mondoblog a pour objet de contribuer au développement d’un contenu francophone de qualité sur Internet

Le projet a commencé en 2011 avec la présélection d’une centaine de blogueurs issus de tous les pays du monde pour la première saison. A l’issue d’un encadrement de six (6) mois, notamment à travers le mail, le téléphone et les tutoriels, une vingtaine de blogueurs ont été retenus pour une semaine de formation au journalisme et aux outils numériques. Une dizaine de participants a été conviée à Dakar en avril 2011 et la deuxième dizaine quelques temps après, à Yaoundé.

En juillet 2012, le concours de la deuxième saison a été lancé et 150 blogueurs ont été retenus lors de la présélection en mi-septembre 2012. Retenu lors de la saison 2, nous avons bénéficié d’un encadrement à distance d’une équipe très réactive et soucieuse de nos attentes malgré le fait que la famille a grandi et qu’il y a plus à faire pour cette équipe à travers les moyens susmentionnés. Cette formation consiste à mettre à la disposition des blogueurs des tutoriels pour l’édition des billets ou articles, la recherche d’informations , le respect de la charte Mondoblog,  la réutilisation de contenus libre d’utilisation selon les termes de contrat, …

En février 2013, nous avons été une cinquantaine, à être retenus dont 39 de la saison 2 sur les 150 au début et 13 autres blogueurs issus de la saison 1 ont été retenus pour suivre la formation à Dakar du 06 au 14 avril 2013. Les participants pour cette deuxième saison sont venus de vingt six (26) pays, trois continents avec une majorité d’étudiants et de journalistes.

Actuellement, la plateforme compte 231 contributeurs actifs, appelés des Mondoblogueuses et des Mondoblogueurs. Avec ce nouveau concours de la saison 3, la famille s’agrandira davantage et avec elle le partage sur des valeurs culturelles de plus en plus diversifiées.

Pour moi, Mondoblog est plus qu’un projet imaginé, c’est surtout une famille, des rencontres cordiales et le partage des personnes venus des quatre coins du monde avec notamment des cultures un peu différentes, des modes de vie, des réalités parfois identiques et ayant surtout une vision, faire le journaliste citoyen grâce à la langue française. Le blogging ne remplace aucunement le journalisme mais vient l’appuyer. Le blogueur est souvent celui qui vit une situation ou en est temoin, quelqu’un qui sait arriver aux lieux où souvent pour des problèmes techniques, le journaliste ne pourrait pas se rendre.  Il faut sans doute se dire que le blogging est l’avenir du web-journalisme.

En ce qui concerne le concours, le formulaire soumis doit être bien lus, et surtout bien renseigné. Dans ce formulaire, il sera question de répondre à un certain nombre de questions, de donner ses points de vue sur le blogging par exemple, quelle place occupe-t-elle dans le monde. Il sera évidemment question de cerner votre personnalité et d’en savoir un peu plus sur vous. On vous demandera un curriculum vitae mais le gros problème résidera sans doute dans l’article que vous devriez écrire. Un conseil, écrivez sur quelque chose de personnel, n’utilisez pas d’article déjà publié même partiellement, l’équipe Mondoblog très active, veille à ce que les contenus soient originaux et je crois que c’est l’une des taches les plus difficiles que réalise tous les jours ces merveilleuses personnes parmi lesquelles figurent Raphaëlle Constante et Eliot.

Vous devez faire valoir votre propre imagination et soigner votre écriture pour être à la hauteur de l’attente de vos lecteurs. Ces derniers ont besoin de quelque chose d’originale, de parfois réelle même s’il faut parfois, y mettre un peu de piment pour assaisonner la sauce. Mon  secret consister à raconter de manière objective ce qui m’entoure en me mettant en cause, réaliser des analyses et des enquêtes avec à la clé, le respect de la charte de Mondoblog, avoir à l’esprit que je n’écris pas pour moi-même mais pour mon lecteur, respecter mon lecteur quel qu’il soit. Ma vision, faire de mon blog une vitrine pour la prise de conscience de mes compatriotes en particulier et en général des Africains et du monde entier.  Une vision que j’aimerais partager avec vous.

Pour postuler maintenant, cliquer ici.

Bonne chance à vous et que les meilleurs gagnent!

Liebster Blog Award, je saisis ma chance

Ben, pourquoi pas moi ? C’est à travers cette question dénuée de sens que j’ai décidé de me lancer à ce jeu de Liebster Blog Award. Mais il faut que je vous dise tout de suite que les Mondoblogueurs m’ont vraiment épaté sur ce point, incroyable mais c’est vrai ! Vraiment vrai et très content au point de remercier les Mondoblogueurs Thierno , Emile Bella ,Aly Badra Coulibaly  et Assani Salim Azim qui m’ont nominé au Liebster Blog Award.

Pour avoir une idée de ce concours, il s’agit d’un prix qu’on donne au blog qui nous tient à cœur. Il permet de faire booster la popularité des blogs ayant moins de 200 follwers. Pour cela, il faut respecter les règles suivantes :

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La revue des billets des Mondoblogueurs formés à Dakar

Lors de la formation Mondoblog 2013 à Dakar, un exercice pratique a été remis aux participants venus des quatre coins du monde. Plusieurs fois sur le terrain, les participants ont profité de ce moment pour faire des enquêtes, réaliser des interviews,  Mondoblog Dakar 2013, c’est une rencontre extraordinaire entre les jeunes blogueurs du monde entier, une cinquantaine de jeunes venus des quatre coins du monde. Une expérience très riche en termes de connaissance humaine en plus des séances de formation, d’atelier de formation et de la diversité des échanges. Mais si je n’ai pas décidé de m’appesantir sur certains aspects de Dakar, c’est justement parce que certains Mondoblogueurs ont eu l’amabilité de raconter des anecdotes, des merveilles de cette ville qui leur a accueilli pendant une semaine, des expériences vécues comme celle du blogueur Ivoirien Emile Béla, expliquant sa mésaventure avec son ami Bouba  pour retrouver le CONGAD dans son article « Non, moi parle pas Français, … Wolof ». Continuer la lecture

Il y a 10 ans, mon histoire avec Internet commençait!

Le 17 janvier 2003, j’avais commencé avec le monde du web. Internet et moi fêtons notre dixième anniversaire qui ne peut passer inaperçu vu la richesse de notre odyssée. Dix ans après, il est important pour moi de parler des avantages que cet outil incontournable de nos jours m’a apporté sur tous les plans et de rendre hommage à ceux qui m’ont aidé à me l’accaparer.

Je commencerai tout d’abord par le contexte dans lequel j’ai fait la connaissance d’Internet qui au fil du temps est devenu mon compagnon de tous les jours, mon meilleur ami. En fin décembre 2002, alors que j’étais élève en classe de troisième (3ème) au Lycée Privé du Complexe Protestant pour la Jeunesse (CPJ), un établissement d’enseignement secondaire général de Bangui en Centrafrique, j’avais eu la chance d’avoir Monsieur Alfred DANBOY comme professeur d’Anglais qui m’ouvrait les yeux. Cette histoire a débuté le jour où, pendant une discussion en classe, j’avais laissé entendre à ce dernier que la connaissance de l’outil informatique n’était pas indispensable, du moins pas pour le moment, pour nous qui sommes encore en classe de 3ème.  C’est ainsi qu’il nous avait fait un briefing sur les avantages de l’informatique et m’avait invité à la fin du cours, à venir chez lui le week-end prochain. Meilleur de ma classe, je n’imaginais pas que ce rendez-vous qui devrait changer le cours de ma vie, ne devrait me permettre de manger et si possible me rafraichir pour m’encourager des mérites dont je faisais preuve en classe. Grande était ma déception quand arrivé chez lui, rien ne m’était servi mis à part une bouteille d’eau dont  j’avais juste pris une gorgée histoire de ne pas l’offusquer. Vous ne devinerez pas, il m’avait installé convenablement dans son salon où se trouvaient déjà ses deux enfants Heuck et Beck et sa charmante femme. Et puis, un tour dans sa chambre et il avait ramené une gigantesque machine que j’avais eu la chance, entre temps de voir ailleurs déjà mais qui n’avait jamais éveillé mon sens de curiosité qui était sans égal : c’était un ordinateur. Ce jour ne m’avait guère semblé à celui que j’imaginais pour cette rencontre que je pensais cordiale. Mais tout ce que Dieu fait est bon, aime dire une de mes grandes sœurs que je chéris bien. Ah oui ! Dieu a fait quelque chose de merveilleux pour moi et je le comprendrais quelques semaines par la suite.

Mes séances de coaching continuait, je me rendais chaque dimanche à Boy Rabe, un quartier tristement célèbre pour la mentalité peu recommandable de ses habitants ; il ne fallait pas commettre d’erreurs là-bas, tout forfait était réparé sans scrupule au delà des limites, c’était un secteur où la loi n’était pas la bienvenue. Mais puisque tout le monde le savait déjà, je ne pouvais que prendre mes précautions. Et puis, le 16 janvier 2003, après avoir été encouragé par mon tuteur d’informatique, j’ai décidé d’aller au delà de mes performances en me rendant dans un cyber-café. A l’époque, il n’était pas aisé de se rendre dans les cybers-cafés, pas parce qu’on interdisait l’accès mais c’était une nouvelle histoire pour les habitants de Bangui dont j’en faisais parti. Se rendre et payer le fameux ticket d’une heure qui se vendait à 2000 FCFA au cyber d’ADMN Systems nous donnaient la chance d’appartenir à la classe des privilégiés, un cercle vicieux. Mais au delà de mon engouement pour cet outil qui, au fil de temps j’en ai fait mien, il faudrait saluer l’aide incommensurable dont m’apportais mon grand-frère Ibrahim, un des premiers à s’acquérir cet outil. Un hommage mérité à ces deux personnages (Alfred DANBOY et Ibrahim MAHAMAT) qui ont contribué « à forger le forgeron que je suis aujourd’hui».

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Et quand en fin 2003, mon budget estudiantin avait augmenté à cause de l’octroi de la bourse d’excellence par le Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de France en Centrafrique à travers le projet EDUCA 2000, aux meilleurs élèves de Centrafrique, je faisais d’Internet ma passion la plus absolue au point que même mon choix d’études universitaires avait été affecté. En ce début de ma classe de 2nde  S (2nde  Scientifique), ma vocation était de tout faire pour réussir plus tard en tant que médecin, un choix indiscutable avant la découverte d’Internet. Et tout a chamboulé pour que je me réoriente vers l’informatique. Aujourd’hui en tant qu’étudiant en fin de Cycle de Master en Réseaux et Sécurité Informatiques, sans Internet, je ne serai pas à ce stade où j’ai pu saisir beaucoup d’opportunité qui se sont offertes à moi. De la communication très fructueuse avec mes proches notamment le transfert d’argent d’une tante aux États-Unis qui privilégiait internet comme moyen d’être en contact, en passant par les connaissances que je me suis faites à travers des forums de discussion, de sites de rencontre, de sites et de moteurs de recherches tel que Google, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Hi5,… et surtout des rencontres internationales comme ma participation à l’Atelier de formation des jeunes de l’Afrique centrale sur l’observation électorale tenu à Kinshasa en mai 2011 à l’issue duquel a été créé le Réseau Thématique Jeunesse Francophone, ‘Démocratie, Droits de l’Homme et Paix en Afrique centrale’ dont je suis le point focal en République Centrafricaine grâce au Portail Jeunesse Francophone, l’Université Internationale de la Jeunesse à Yaoundé en Décembre 2012, la liste des avantages que m’a procuré Internet est longue. Au delà de tout ce que j’ai énuméré comme retombé, la plus grande reste et demeure mon appartenance à Mondoblog qui a fait de moi un homme épanoui, me permettant de partager avec vous en ce jour heureux, cet article en plus de tant d’autres que vous avez aimés et commentés. Que Internet nous unisse davantage. Vive un monde technologique avec plus d’échanges de savoirs et de savoir-faire.