RCA, encore et toujours à la Une des médias

Il y a bien longtemps que cette fameuse question sur comment sommes-nous arrivés à cette situation m’a intrigué. Depuis plus de deux mois, jours et nuit, je ne cesse de me poser cette ultime question sans pour autant entrevoir de véritables réponses. En fait, la réponse est relative, car elle dépend de chaque Centrafricain vivant la crise. Progressivement, je me suis fait cette idée, celle de comprendre que, peu importe la personne, il faut bien se garder en tête que sans l’implication des Centrafricains, tous les efforts seront vains.

La crise centrafricaine la plus médiatisée est loin de se faire oublier. Elle est là, et fera encore couler beaucoup d’encre. Une crise oubliée au départ a resurgi et tout le monde en parle grâce à une campagne importante médiatique. Le hic de tout cela est l’illusion que chaque observateur s’est faite en croyant à tort ou à raison que le juste fait de changer l’étiquette des forces internationales Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) à la place de la Fomac Force d’Afrique centrale) puisse changer la donne. L’intervention tant attendue de l’opération française Sangaris n’aura pas permis d’enrayer une spirale de violence sans précédent. Le passage du droit de violence de la Seleka aux milices anti-balaka aussi violentes et n’ayant aucun respect des droits fondamentaux de l’homme ne fera qu’envenimer une situation déjà très volatile depuis plus d’une année.

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eyesango
Citoyen du monde. Originaire de la Centrafrique, travaillant à Douala, diplômé en informatique activiste des Droits humains, leader d'opinion, voyager et échanger est ma passion...

5 réflexions au sujet de « RCA, encore et toujours à la Une des médias »

  1. Bassa Peter dit :

    La réconciliation entre les différentes communautés en centrafrique est une obligation pour la survie de ce pays et cela ne peut être possible que par une lutte acharnée contre la haine qui règne en maitre dans chaque coeur. c’est possible, j y crois.

  2. Oui Baba, les Centrafricains peuvent et doivent accepter d’aller de l’avant ! Il ne faut pas se laisser manipuler par une minorité mal intentionnée. Tous nos souhaits c’est que cette crise aie enfin un bon dénouement !

    • Merci pour ta contribution Julien. Nous devons accepter se reconciler pour une paix durable. C’est un message fort pour cette jeunesse en perte de confiance qui ne fait que suivre nos vieux dinosaurs qui n’ont plus à montrer comme exemple.

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